Mot de l'éditeur : Léonard Maurizius, homme de lettres élégant et frivole, est accusé d'avoir assassiné son épouse. Au terme d'un procès tumultueux, le meurtrier présumé est condamné à la prison à vie par le procureur Andergast. Il croupit en prison depuis plus de dix-huit ans lorsque Etzel Andergast, enfant unique du redoutable procureur, féru de justice et d'absolu, et convaincu de l'innocence de Maurizius, demande à son père de reprendre le dossier «Maurizius». Face à son refus, Etzel part en campagne pour obtenir la révision du procès. Tournant le dos à sa famille et à ses valeurs traditionnalistes, Etzel traque l'homme qui pourrait connaître la vérité et se cache sous une fausse identité à Berlin. Fondé sur une célèbre erreur judiciaire, ce chef-d'œuvre, à la fois lucide et romantique, a la grandeur d'une tragédie grecque. Porté par les implications morales et philosophiques de la crise européenne et allemande du début du siècle dernier, L'Affaire Maurizius témoigne des questions qui hantent l'œuvre de Jakob Wassermann : la quête d'ouverture, souvent refusée, et l'affirmation d'une double identité presque toujours suspecte.
Mot de l'éditeur : Ce récit est sans doute un des plus beaux et des plus forts qui me soit tombé sous la main depuis longtemps. J'en sors à la fois ébloui par la sensibilité exceptionnelle de SZ, ému par son parcours, mais encore plus conscient que tout, tout peut arriver, aujourd'hui comme hier.
Le premier chapitre vaut à lui seul la lecture du livre. Il décrit la vie de Vienne en 1900, mais on pourrait croire y lire une description de notre vie d'aujourd'hui : notre science, notre culture, nos institutions, notre humanisme (si admirable ! ), tout nous confère le droit et l'espoir de vivre en sécurité et en paix. Et encore, notre Cinquième République n'a pas les "mille" ans de l'Empire Austro-Hongrois, et notre pauvre institution européenne encore moins ! "C'était l'âge d'or de la sécurité" écrit SZ au sujet des années 1900. Quelques années plus tard l'Empire, mais aussi l'Europe se suicidait. Aveuglement, tant des responsables politiques que des intellectuels qui, au contraire vivaient une époque de création exceptionnelle et avaient de l'avenir une vue brillante. Ils oubliaient seulement d'ouvrir les yeux sur la montée en puissance de l'Allemagne qui allait en devenir folle.
Le livre commence avec la jeunesse de SZ à Vienne et l'enthousiasme que la situation culturelle viennoise provoquait, en rupture totale avec le 19ème s. Un "art de jeunes gens" dit-il. Il reconnaîtra plus loin qu'il y avait là un signe dont le sens était alors difficile à percevoir, mais qui signifiait plus une fin qu'un début. Il aura été ivre de liberté ; elle était neuve. Il fallait autre chose, à côté et ensemble, pour faire une société lucide.
SZ donnera toujours une valeur très haute au maintien de sa propre liberté intérieure, tant vis à vis des hommes que des idées. Sa relation avec R. Strauss lui donnera bien du souci. Il refusera aussi de s'engager dans le sionisme.
Cette liberté est un ingrédient majeur de sa fonction artistique. Il voyagera plus que bien des contemporains et retirera de ces voyages et des contacts considérables qu'il a avec les hommes importants du monde européen (et peu anglo-saxon) un recul et une lucidité de premier plan. Son contact amical avec Freud, par exemple lui fera comprendre qu'une forme destructrice du mal réside en nous, qu'il n'y a pas de lendemains qui chantent et que la vie est un équilibre sans cesse menacé entre la raison et ces forces obscures qui doivent être canalisées et parfois même mises sous silence. A titre personnel je note au passage que l'explosion de violence, la destruction des corps et le sang que les spectacles actuels nous proposent relèvent de la même inconscience de notre fragilité en sollicitant les mêmes zones sensibles que celles qui ont fait le succès de Hitler. Est-ce une nostalgie, un appel ? On peut le craindre.
Il écrit aussi "Longtemps, cette éducation au provisoire que je me donnais me parut une faute, mais plus tard, ... ce sentiment mystérieux qui m'empêchait de m'attacher m'est devenu un secours." Presque une profession de foi bouddhiste ?
Mot de l'éditeur :
Prix Décembre 2001
Le livre de Chloé Delaume est le récit d'une réminiscence. Il remonte
le temps afin de faire voler en éclats un passé oppressant. Sa
virulence a la puissance du cri. Véritable leitmotiv du roman, la
métaphore du sablier se propage, se ramifie : elle dessine la figure
centrale et traumatisante d'un père " sédimentaire " et d'une " enfant
du limon ".
Ni pathos ni complaisance. Mais la tentative, à l'âge adulte, de
répondre au questionnement d'un enfant, tentative rendue possible par
une certaine douceur de l'ironie.
Tout passe par le prisme d'une langue singulière, débordante
d'inventions. Le style est démesuré, tantôt lapidaire, tantôt abyssal.
Les mots se bousculent, deviennent envahissants, contractant la phrase
jusqu'à donner une impression de fusion. Dans ce chaos où leur nature
et leur fonction se mélangent, s'inversent, ils révèlent comme un
miroir le morcellement de l'identité.
Mot de l'éditeur :
A la suite de cette annonce tragique, le narrateur décide de revenir
dans son pays natal. Il en avait été exilé, comme son père des années
avant lui, par le dictateur du moment. Et le voilà qui revient sur les
traces de son passé, de ses origines, accompagné d’un neveu qui porte
le même nom que lui. Un périple doux et grave, rêveur et plein de
charme, qui lui fera voir la misère, la faim, la violence mais aussi
les artistes, les jeunes filles, l’espoir, peut-être. Le grand roman du
retour d’exil.
Mot de l'éditeur :
« Si j’écris ces notes à la première personne du singulier, je sais qu’elles sont écrites à la première
personne du pluriel. Mon frère. Je ne pourrais pas faire ce film sans lui et il ne pourrait pas faire ce
film sans moi. Ses questions sont les miennes. Souvent ce sont les siennes qui me poussent à
écrire ces notes comme le transcripteur d’une réflexion, d’une pensée partagée. C’est la même
chose pour le scénario. Je tiens la plume, mais elle écrit à deux mains. (…) Que nos images ne
soient pas un destin. Qu’elles arrachent les volets de la chambre mortuaire où nous étouffons.
Qu’elles ne tombent pas dans la caricature qui enferme les personnages. (…) Habiter un petit pays
comme le nôtre. Ne pas fréquenter le milieu du cinéma. L’isolement nécessaire (….) » LD
Luc Dardenne est cinéaste. Il a réalisé avec son frère Jean-Pierre Dardenne, notamment, La
Promesse (1996), Rosetta (Palme d’Or au festival de Cannes, 1999), Le fils (2002).
Mot de l'éditeur :
7 août 1974. Sur une corde tendue entre les Twin Towers s'élance un
funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes
ordinaires.
Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées,
des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park
Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour
partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières
que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise,
Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su
protéger sa fille et ses petits-enfants…
Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer
toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de
Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui
n'en finit pas de se relever.
Mot de l'éditeur :
Wolfheim, paisible bourgade aux confins de la Belgique, de l'Allemagne
et des Pays-Bas, est agitée par le retour inattendu du docteur Hoppe,
un enfant du pays parti depuis longtemps. La surprise est d'autant plus
grande que le médecin emménage seul avec ses trois fils, des triplés
qui partagent la même troublante difformité physique. Les rumeurs vont
bon train, mais les compétences du docteur font taire les réticences
des villageois. Pourtant, le mystère autour de sa descendance
s'épaissit.
Jusqu'où peut-on repousser les limites de la vie ? Entre exploit
scientifique et délire métaphysique, Stefan Brijs construit un suspense
haletant et dérangeant, qui explore les dangers d'une science sans
conscience.
Mot de l'éditeur :
Qui est cette jeune femme blottie dans le placard de la chambre
d'Arthur ? L'ancienne occupante de l'appartement qu'il habite
aujourd'hui. Que fait-elle dans ce placard à une heure avancée de la
nuit ? Rien de précis, son esprit a encore du mal à la mener là où elle
le voudrait. Et puis elle est là sans l'être et seul Arthur peut la
voir. Ce qui la ravit, car elle peut enfin parler à quelqu'un. Est-elle
un spectre ?
Non, elle n'est ni un esprit ni un fantôme, et si elle semble réelle,
parle, râle et sourit, son véritable corps est au cinquième étage de
l'hôpital de San Francisco, en état de coma dépassé à la suite d'un
accident de voiture six mois plus tôt. Dure nuit pour Arthur. Et cela
ne fait que commencer puisque, après une visite à l'hôpital sur les
indications de Lauren, son spectre préféré, Arthur va croire à son
histoire.
Très rapidement on commence à le prendre pour un fou : il ouvre
galamment la portière passager de sa voiture... à un être imaginaire,
parle tout seul dans l'ascenseur qui le mène à son bureau, tient des
propos abracadabrants à son meilleur ami et associé, lequel, très
inquiet, lui ordonne de se reposer quelques jours. Ces vacances tombent
bien pour Arthur parce que cette femme, Lauren, l'intéresse vivement.
Depuis qu'elle est dans le coma, elle qui se passionnait pour son
métier d'interne en médecine, elle qui avait voué sa vie aux autres, a
vécu dans une liberté mais aussi une solitude absolues, parlant sans
qu'on l'entende, regardant sans qu'on la voie, touchant sans qu'on la
sente. Jusqu'à sa rencontre avec Arthur qui veut comprendre comment
l'esprit et le corps de Lauren peuvent s'être ainsi séparés. Il réunit
des témoignages, études, recherches disponibles sur le coma dépassé, et
aidé des connaissances médicales de Lauren, tente d'imaginer une issue
à cette situation pour le moins étrange. En vain. Comment
pourraient-ils résoudre un des plus grands mystères de la médecine ?
Mais une amitié se noue, faite de piques Lauren a un humour cinglant -
de fous rires et des récits de leur enfance, l'évocation de la mère
d'Arthur, la merveilleuse Lili, morte d'un cancer quand il avait dix
ans. En trois semaines de ce bonheur paisible, ça y est, ils sont
amoureux.
C'est alors qu'à l'hôpital, les médecins convainquent la mère de Lauren
que celle-ci ne se réveillera jamais, et qu'il vaudrait mieux pour
elles deux pratiquer une euthanasie. Arthur, s'il veut sauver Lauren,
n'a plus beaucoup de temps devant lui...
Mot de l'éditeur :
Ce volume reprend les titres suivants :
Oncle Charles s'est enfermé - La veuve Couderc - Cécile est morte - Les
caves du Majestic - La maison du juge - Le fils Cardinaud - La vérité
sur Bébé Donge - Le Petit Docteur
Mot de l'éditeur :
Confession d’un enfant du siècle, c’est le plus personnel, le plus
intime des livres de Nicolas Rey qui se raconte ici pour la première
fois, avec une sincérité qui émeut, sans aucun fard. On y retrouve les
thèmes qui lui sont chers, l’ambiance de ses romans, la vulnérabilité
et la lâcheté amoureuse, les textos dans la salle de bain, le foot,
Paris, l’amitié fusionnelle…Mais surtout, on y retrouve cette petite
musique, cette grâce concise qui lui est propre, une manière de rendre
universelle une sensation fugace, la vie ordinaire.
Mot de l'éditeur :
Philippe Dutilleul trouve autant de raison d’aimer la Belgique que de
motifs de la détester. Le délitement du pays le désole. Il livre ici un
portrait acide de ce pays où rien ne va tout à fait comme cela devrait,
où l’on s’est habitué à vivre de petits arrangements. Un pays miné non
seulement par les tensions nationales et les querelles communautaires,
mais par un passé chargé d’affairisme, de fraudes, de scandales jamais
vraiment élucidés, comme l’affaire Dutroux ou celle des tueurs du
Brabant-Wallon…
Le réalisateur du tonitruant « Tout ça ne nous rendra pas la Belgique »
stigmatise une opinion publique amorphe, manipulées par les ambitions
politiciennes des uns, assommée par la médiocrité des autres. Il
renvoie dos à dos les autruches wallones et les incendiaires flamands.
Il s’insurge contre un pays qui s’enferme peu à peu dans une logique
d’apartheid. Il peste contre un roi à la petite semaine qui n’a ni la
carrure de son père ni celle d’un Juan Carlos en Espagne.
Pourtant, assure-t-il, le Royaume de Belgique pourrait être formidable.
Le pays de Rubens, Ensor et Magritte, de Brel et d’Hugo Claus, des
frères Dardennes et Jacko van Dormel, de Frankin et Geluck ne manque ni
de talents ni d’humour. La Belgique, écrit Dutilleul, c’est aussi un
art de vivre, une bonhomie, une forme de simplicité, voire un goût du
burlesque qui se moque du complexe de supériorité du voisin français…
L’auteur
Philippe Dutilleul, journaliste à la RTBF, est l’un des réalisateurs du
fameux magazine « Strip Tease » devenu aujourd’hui « Tout ça (ne nous
rendra pas le Congo) ». Il s’inscrit dans une tradition du journalisme
social, insolent, dérangeant. Le 13 décembre 2006, il stupéfiait la
Belgique avec un reportage fiction annonçant la scission du pays.
"Il y avait à l'hôtel quatre-vingt-dix-sept publicistes de New York.
Comme ils monopolisaient les lignes interurbaines, la jeune femme du
507 dut patienter de midi à deux heures et demie pour avoir sa
communication. Elle ne resta pas pour autant à ne rien faire. Elle lut
un article d'une revue féminine de poche intitulée `Le sexe, c'est le
paradis ou l'enfer'. Elle lava son peigne et sa brosse. Elle enleva une
tache sur la jupe de son tailleur beige. Elle déplaça le bouton de sa
blouse de chez Saks. Elle fit disparaître deux poils qui venaient de
repousser sur son grain de beauté. Lorsque enfin le standard l'appela,
elle était assise sur le rebord de la fenêtre et finissait de vernir
les ongles de sa main gauche."
Mot de l'éditeur :
"Il y a trois façons de voir l’amour : la bonne, la mauvaise, la mienne."
"Le coeur parle moins que les hormones, pourtant c’est lui qu’on devrait écouter."
"Méfiez-vous d’une femme qui avoue son âge. Elle est capable du pire."
Femme du monde, séductrice, prêtresse du savoir-vivre et des bonnes
manières, Nadine de Rothschild est aussi "philosophe" à ses heures. Sa
sagesse tient en peu de mots : plaisir, élégance, esprit. Un épicurisme
fondé sur le bon sens et l’expérience. Dans ce petit livre de pensées
aussi mordant qu’ironique, elle nous invite à partager les
enseignements d’une vie bien remplie. Avec le sourire.
Mot de l'éditeur :
Le développement de la science, de la technologie et de l'industrie, en
Europe, au cours des XIXe et XXe siècles, est sans précédent. Il a fait
passer le monde de la traction chevaline au TGV à plus de 500 km/h, et
du feu de bois à l'énergie nucléaire. Les Belges ont-ils pris part à
cette grandiose aventure ? N'ont-ils inventé que la dynamo-électrique
(Zénobe Gramme) et conçu que la théorie cosmologique du Big Bang
(Georges Lemaître) ? Un historien des sciences, qui est aussi
philosophe, nous révèle que l'histoire de la science et de l'industrie
chez les Belges fut celle du rapport entre l'intelligence et l'argent,
entre l'ambition et la volonté, entre souvent le hasard et la
nécessité. Grandes familles et intérêts financiers, luttes sociales et
idéologiques, enjeux politiques et déterminismes géographiques... Il
nous montre que la Belgique, véritable "concentré d'Europe", joue un
rôle non négligeable dans l'avènement de la modernité scientifique et
technique, et qu'en somme la science c'est aussi, une fois, une
histoire belge.
Mot de l'éditeur :
Il y a mille choses à dire sur les fesses. Il y en a tant à montrer.
Elles sont souvent si belles. Qu'elles fassent parler d'elles ou
qu'elles inspirent des œuvres d'art, elles font l'objet d'innombrables
représentations depuis la nuit des temps et sur tous les continents.
C'est justement à travers ces représentations que ce livre traquera la
face cachée des fesses. Car les fesses permettent de revisiter toute
l'histoire de l'art, et même, - sans prétention ! -, de l'humanité.
Du musée du Louvre au musée des Beaux Arts, de la rue à la plage, ce
livre mettra à nu nos fantasmes collectifs, qui ont trouvé si souvent à
se projeter sur l'écran rebondi des fesses !
Entre histoire de l'art et psychanalyse, entre sociologie des images
publicitaires et sémiologie, en étant sérieux mais aussi ludiques, avec
une touche d'esprit libertin, nous suivrons les fesses dans ce qu'elles
nous disent des fondements (au sens propre comme au figuré) de notre
société, de ses tabous et de ses désirs.
Les auteurs : Caroline Pochon et Allan Rothschild
Tout d'abord il est important de savoir qu'il n'y a pas d'histoires de fesses entre Caroline Pochon et Allan Rothschild.
En fait, tout a commencé le jour où Allan découvre un texte sur les
fesses écrit par un auteur indiscutablement inspiré. Il décide de le
rencontrer.
Et là, surprise, c'est une fille, c'est Caroline.
Lors de leur première rencontre, ils ne parlent que de Fesses et de Cul
mais avec un F et C majuscule. Ils se rendent compte que le sujet est
foisonnant et passionnant et décident de se lancer ensemble dans la
réalisation d'un documentaire pour Arte, un peu "classe" et jamais
graveleux intitulé "la face cachée des fesses".
En 1985, à 15 ans, Caroline Pochon tombe dans la grande marmite du
cinéma. Elle est Martine dans Conseil de Famille de Costa Gavras.
S'ensuivent des études à la FEMIS, département scénario, puis de
nombreuses collaborations à l'écriture, en particulier avec François
Margolin, Isabelle Boni-Claverie, Florence Martin-Kessler...
En 2004, c'est dans le documentaire que Caroline s'essaie à la
réalisation : "La deuxième femme", documentaire aidé par la bourse
Brouillon d'un rêve et le Ministère des Affaires Etrangères. Le film
diffusé sur TV5 Afrique connaîtra de nombreux festivals (Ouagadougou,
Ouidah, Amiens, Milan, Songes d'une nuit DV...). En 2006, deuxième
documentaire : "UEP122, portraits ouvriers", produit par AMIP, diffusé
sur France 3 et France 3 Normandie.
Aujourd'hui, Caroline Pochon développe de nouveaux projets de
documentaires et s'attache également à écrire une fiction pour le
cinéma inspiré de l'expérience racontée dans le documentaire "La
deuxième femme". Et elle aime parfois mentionner qu'elle est passionnée
d'Afrique et diplômée des langues O en wolof et que quand elle voyage
là-bas, il lui arrive de regarder les fesses des...
Mot de l'éditeur :
Léopold II marqua de son empreinte les sphères politique, diplomatique,
économique et culturelle de son époque. Les représentations les plus
variées de Léopold II coexistent sur un mode bien plus complexe que
celui du génie colonial ou de la gêne post-moderne.
Le premier objectif de cet ouvrage est de se fonder sur l'analyse
historique du rôle joué par Léopold II. Le second vise non plus
l'action du Roi, mais ses représentations et ses éventuels usages
politiques. Le fil rouge concerne la politique étrangère menée par
Léopold II, à commencer par son action coloniale.
Aux travaux historiographiques, succèdent des études aux accents
politiques, sociologiques, littéraires et artistiques, pour livrer un
portrait original de ce Roi à la fois vénéré et décrié
Mot de l'éditeur :
Wolfheim, paisible bourgade aux confins de la Belgique, de l'Allemagne
et des Pays-Bas, est agitée par le retour inattendu du docteur Hoppe,
un enfant du pays parti depuis longtemps. La surprise est d'autant plus
grande que le médecin emménage seul avec ses trois fils, des triplés
qui partagent la même troublante difformité physique. Les rumeurs vont
bon train, mais les compétences du docteur font taire les réticences
des villageois. Pourtant, le mystère autour de sa descendance
s'épaissit.
Jusqu'où peut-on repousser les limites de la vie ? Entre exploit
scientifique et délire métaphysique, Stefan Brijs construit un suspense
haletant et dérangeant, qui explore les dangers d'une science sans
conscience.
Mot de l'éditeur :
Caroline fourest s'est fait une spécialité de clarifier et de mettre en
lumière les grands débats comme les aime notre époque, mouvante et
inquiète. Avec un talent unique, elle créée des concepts, les clarifie,
et fournit ainsi une « boîte à outils » intellectuelle pour ceux qui se
sentent malmenés ou perdus dans les violentes ruelles de la pensée.
Ainsi, dans la tentation obscurantiste, caroline fourest ouvrait une
voie d'analyse historique sur la gauche française : elle distinguait
deux gauches, l'une fondée sur la résistance au nazisme ; l'autre
fondée sur la lutte contre le colonialisme. Cette clé d'apparence
simple n'a cessé de montrer sa force, et d'être reprise par tous.
Depuis bientôt quatre ans, caroline fourest travaille sur une question
majeure : l'agonie de l'universalisme - notre dernière utopie. Cette
belle ambition, gravée dans le marbre de la déclaration universelle des
droits de l'homme de 1948, est battue en brèche. Pourtant, il n'existe
pas de meilleur remède à la crise que connaît le multiculturalisme
depuis le 11 septembre 2001, à force de tout tolérer au nom de la
culture et du religieux. Cet enjeu dépasse largement l'aspect
rhétorique. Il est au coeur de débats qui agitent quotidiennement le
monde. Les nations-unies, le canada, les etats-unis, l'afrique du sud,
l'australie, l'inde, la belgique, les pays-bas, la france... Dans tous
les pays où le respect des minorités et le culte de la diversité
progresse, on se déchire pour savoir comment concilier droit à la
différence et respect des valeurs communes. Peut-on tout tolérer -
l'excision ou l'infanticide - au nom des coutumes? Faire passer le
respect du voile avant l'égalité hommes-femmes? Accepter des menus
séparés dans les cantines? Des créneaux non-mixtes dans les piscines?
Faut-il retirer les sapins de noël des places publiques? Reconnaître
des arbitrages basés sur la charia? Dans ce livre puissant, caroline
fourest explique le « modèle français », admiré et controversé, le
malentendu avec le monde « anglo-saxon ». Elle revient sur la
révolution française, la constitution américaine, raconte le débat
canadien sur les « accommodements raisonnables ». Elle rend clair,
enfin, les termes qui nous font perdre la tête : communautaire,
communautarisme, multiculturalisme, essentialisme, racisme,
islamophobie, musulmanophobie... Et nous livre, à trente ans, le
bréviaire courageux sur lequel rebâtir l'envie de faire société.
Mot de l'éditeur :
Ils ont été appelés en Algérie au moment des «événements», en 1960.
Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en
France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies.
Mais parfois il suffit de presque rien, d"une journée d'anniversaire en
hiver, d'un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans
après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir
le nier.
Mot de l'éditeur :
Le XVe siècle est le temps de l'invention du monde. De Tamerlan à
Magellan, depuis l'Asie centrale jusqu'à la capture de l'Amérique en
1492, s'accomplit une première mondialisation. Mais la geste de
Christophe Colomb est tout sauf un événement fortuit : elle est
précédée, et surtout rendue possible et pensable, par une dynamique
globale et séculaire d'interconnexion des espaces, des temps et des
savoirs du monde. Elle ne se laisse en rien circonscrire par ce que
l'on appellera plus tard l'occidentalisation du monde : les marchands
de l'océan Indien, les marins chinois de l'amiral Zheng He, mais aussi
les conquérants turcs ont toute leur part dans cette histoire des
devenirs possibles du monde, où rien n'est encore écrit.
Ni dictionnaire critique ni somme érudite, Histoire du monde au XVe
siècle se veut un essai collectif davantage qu'une encyclopédie.
Faisant alterner les chapitres de synthèse et les textes au ton plus
libre éclairant un événement, un personnage ou une oeuvre, le livre se
prête à la lecture au long cours comme au hasard du cabotage. Mais dans
tous les cas, il s'agit bien de susciter des étonnements par
rapprochement et d'éveiller des curiosités par le déplacement du regard.
Si l'accent est naturellement mis sur ce qui circule plutôt que sur ce
qui cloisonne, s'inscrivant en cela dans les perspectives nouvelles
d'une histoire globale attentive aux connexions des lieux et des temps,
cette histoire du monde ne se réduit pas à une chronique de la
mondialisation : il s'agit aussi de rendre compte des spécificités et
des originalités des territoires du monde, des temps du monde, des
écritures du monde, des devenirs du monde - ces quatre dimensions
inspirant l'architecture d'ensemble du livre.
Directeur : Patrick Boucheron, maître de conférences à l'université
Paris-I-Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France.
Coordinateurs : Julien Loiseau, maître de conférences à l'université
Montpellier-III - Pierre Monnet, directeur d'études à l'École des
hautes études en sciences sociales, président de l'Université
franco-allemande - Yann Potin, archiviste paléographe et agrégé
d'histoire.
Mot de l'éditeur :
" J'ai séjourné deux ans dans le docteur; c'est là que j'ai pu
apprendre à connaître l'espèce humaine et ce qu'elle a d'inhumain.
Appris à lire les souvenirs, à les effacer et à les remplacer. Appris à
contrôler mes hôtes. L'Homme était mon jouet. J'ai également appris la
prudence. Un jour, j'annonçai au docteur qu'un être immatériel vivait
dans son esprit depuis deux ans. " Un terroriste à Tokyo, un trader à
Hong-Kong, l'âme d'un shaman en Mongolie, des trafiquants d'art à
Saint-Petersbourg, une voix dans le cyberspace... ces personnages - et
bien d'autres encore - appartiennent, sans le savoir, à la même
histoire. Quel est donc le lien qui les réunit ?
Mot de l'éditeur :
Humoeurs est un mot-tiroir de mon invention (où diable vais-je chercher
ces sensationnelles trouvailles ?) Il contracte – avec astuce – trois
mots : humeur, humour et moeurs. Et c’est exactement ce dont il s’agit,
au fil de ces pages lumineuses : s’énerver et sourire des comportements
de ceux qui, de plus en plus et souvent sans réfléchir, nous envoient
droit au mur, car ils n’ont pas la clairvoyance que moi je possède.
Marc Moulin
C’est ainsi que Marc Moulin présentait avec la verve et le talent qu’on
lui connaît ses brillantes chroniques hebdomadaires, publiées dans Télé
Moustique de janvier 1997 à août 2008. Ce livre vous offre le meilleur
de la quintessence des 600 articles du
célèbre chroniqueur, illustré par le très talentueux Pierre Kroll.
Le livre raconte en textes et en images les évènements qui ont suivi la
nomination de Jacques Charlier pour représenter la Communauté française
de Belgique dans le programme collatéral de la 53 Biennale de Venise.
Du projet d'affiches à la présence à Venise malgré la censure de la
Biennale de la Ville de Venise, l'ouvrage ambitionne d'apporter comme
l'explique le commissaire Enrico Lunghi, "une contribution à la
réflexion sur la censure qui, de plus en plus souvent, frappe l'art
contemporain dans les sociétés occidentales et démocratiques". Un film
accompagne le livre (DVD, 35 min).
Livre relié de 200 pages, comprenant des dessins inédits de Jacques
Charlier, des textes de Fadila Laanan et Enrico Lunghi, plus de 300
photos et un DVD de 35 min. documentant l'ensemble de l'évènement. Prix
de vente: 30 euros Ouvrage coproduit par la Communauté française
Wallonie-Bruxelles et le MUDAM (Luxembourg)
Mot de l'éditeur :
Tristam Drake est né sur un nuage, quelque part au-dessus de l'océan, à
2 000 mètres d'altitude. Son village créé loin de tout pour cacher
Myrtille, la fille du roi des Nuages du Nord qu'un tyran cruel a
détrôné. Le jour où l'armée du despote retrouve leur nuage et arrête
ses habitants, seuls Tristam et son amis Tom réussissent à s'échapper.
À la recherche de Myrtille, ils vont découvrir le sinistre dessein du
Tyran : transformer le climat de la planète et l'utiliser comme une
arme de guerre. Pour l'en empêcher, ils devront parcourir le ciel et
comprendre ce que sont les éclairs et les nuages, ce qui se cache la
nuit dans le noir entre les étoiles, pourquoi le ciel est bleu le jour
et rouge le soir...
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