Issu d'une famille manouche, Django Reinhard a été l'initiateur d'un style à part entière : le jazz manouche.
Pour célébrer le centenaire de la naissance du célèbre guitariste nous
organisons une soirée spéciale en compagnie du trio bruxellois
Swingàjo. Eric, Gilles et Robertino feront revivre le swing et les
mélodies dans un mélange subtil de guitares et de contrebasse.
Mot de l'éditeur :
Léopold II marqua de son empreinte les sphères politique, diplomatique,
économique et culturelle de son époque. Les représentations les plus
variées de Léopold II coexistent sur un mode bien plus complexe que
celui du génie colonial ou de la gêne post-moderne.
Le premier objectif de cet ouvrage est de se fonder sur l'analyse
historique du rôle joué par Léopold II. Le second vise non plus
l'action du Roi, mais ses représentations et ses éventuels usages
politiques. Le fil rouge concerne la politique étrangère menée par
Léopold II, à commencer par son action coloniale.
Aux travaux historiographiques, succèdent des études aux accents
politiques, sociologiques, littéraires et artistiques, pour livrer un
portrait original de ce Roi à la fois vénéré et décrié
Mot de l'éditeur :
Voici Al-Qaida elle-même, dans sa parole la plus secrète : voilà
comment les jihadistes de la Base parlent et se parlent. Dans leur
violence la plus crue.
Ce document, est la version française d'un manuel d'entraînement trouvé
en Angleterre, à Manchester, en mai 2000, par des enquêteurs
britanniques au cours d'une fouille opérée au domicile d'un membre
présumé d'Al-Qaida. L'intéressé, en fuite, a été inculpé pour son rôle
présumé dans les attentats à la bombe perpétrés le 7 août 1998 contre
les ambassades américaines de Dar es Salam, en Tanzanie, et de Nairobi,
au Kenya.
Le document a été traduit de l'arabe par les services secrets
britanniques et authentifié par le FBI avant d'être distribué à divers
services de renseignements dans le monde. Il a également été versé
comme pièce à conviction lors de certains procès pour terrorisme ces
dernières années, aux États-Unis et en Angleterre.
Il est fascinant à plus d'un titre. Écrit sans fioritures de style, il
décrit méthodiquement, de manière presque clinique, en dix-huit leçons,
comment se fondre dans le paysage d'un pays occidental, échapper aux
poursuites, recruter, recueillir de l'information, fabriquer de faux
papiers, détruire, commettre des attentats, fabriquer des poisons,
assassiner, résister aux interrogatoires, s'évader, libérer des frères
capturés, le tout au nom du jihad " contre les régimes athées et
apostats " peuplés " d'infidèles "...
En décrivant comment doit se conduire le parfait terroriste, ce manuel
constitue une illustration unique de l'état d'esprit général de la
mouvance islamiste radicale. En effet, ceci n'est pas un texte de plus
sur Al-Qaida, ni un discours d'Al-Qaida à des fins de propagande, c'est
Al-Qaida elle-même, dans sa parole la plus secrète : voilà comment les
jihadistes de la Base parlent et se parlent. Dans leur violence la plus
crue.
Assez bien repéré dans le monde anglo-saxon grâce à Internet, le Manuel
de Manchester est peu connu dans le monde francophone. Nous avons
décidé de le mettre à la disposition de ce public au nom du principe
qui veut qu'on ne se défende efficacement contre un péril que si l'on
en comprend la nature.
Ce manuel est présenté et commenté par Arnaud Blin, politologue,
spécialiste reconnu des questions touchant le terrorisme, qui le
replace dans son contexte historique et dans la stratégie générale
d'Al-Qaida. En guidant le lecteur dans cette plongée, il lui permet de
saisir toute la portée de ce document.
Mot de l'éditeur :
A quelle époque les ressources minières et les combustibles fossiles
seront-ils épuisés ? La terre va-t-elle pouvoir accueillir et nourrir
la population de la fin du siècle ? Le climat de notre planète va-t-il
se détériorer au point de rendre certaines régions inhabitables ? Les
ressources de l'océan vont-elles s'épuiser, soit directement à cause de
leur surexploitation, soit du fait d'une acidification trop importante
de l'eau de mer due au gaz carbonique ? L'eau potable va-t-elle manquer
à des millions d'hommes ? Sera-t-elle l'enjeu d'une nouvelle guerre ?
Quant à la biodiversité, est-il vrai qu'elle se détruit inexorablement,
alors que nous ne savons même pas combien il y a d'espèces vivantes ?
Pourra-t-on modifier le patrimoine génétique de nos futurs enfants ? En
aura-t-on le droit ? Quand comprendrons-nous la manière dont le code
génétique se traduit pour fabriquer un être vivant ? Eradiquera-t-on
toutes les maladies génétiques ? Les OGM permettront-ils de nourrir la
planète ? Trouverons-nous enfin un vaccin contre le SIDA ? Les
nanotechnologies arriveront-elles à guérir les maladies
cardiovasculaires ? Les progrès des neurosciences vont-ils nous
permettre de comprendre comment on réfléchit, comment on apprend,
comment on aime ? Guérira-t-on la maladie d'Alzheimer ? Et la maladie
de Parkinson ? Les relations hommes-machines permettront-elles
d'intervenir dans la marche du cerveau ? Envisage-t-on de laisser les
possibilités de la génétique se combiner à la puissance des ordinateurs
pour ficher, et donc contrôler, la population ? Et surtout, comment
tous ces progrès peuvent-ils s'introduire dans le secteur économique
sans bouleverser les principes d'éthique ?
Mot de l'éditeur :
« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes
t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi,
personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –,
avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour
toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu
d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si
humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra
être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une
femme épanouie. »
Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre,
n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure
vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su
effacer ni entamer. L’être aimé objet d’une admiration infinie mais
lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de
folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur
elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que
tout. La voix d’une femme qui s’est donnée tout entière à un homme, qui
jamais ne l’a reconnue.
Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore
l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un
cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des
sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu’elle
touche au sublime.
« Je regrette de ne pas l’avoir butée pendant qu’il en était encore
temps. Nul besoin de réfléchir ni d’élaborer le crime parfait. Plus
c’est gros mieux ça passe.
Elle faisait le ménage monsieur le commissaire. Elle a dû glisser sur
le carrelage qu’elle venait d’astiquer. On pouvait lui reprocher bien
des choses, mais une vraie petite fée du logis, une maîtresse-femme.
Qu’est-ce qui s’est passé? on ne le saura jamais. Mauvais contrôle du
pied d’appui, fort justement monsieur le commissaire, le coup du lapin.
La faute à pas de chance, encore une fois.
J’aurai dû lui mettre un grand coup derrière sa gueule alors que tout
le monde ignorait encore notre différent. Les Boulard ? Un exemple pour
tous les couples modernes. Jamais un mot plus haut que l’autre,
aimables avec les voisins, bonjour et bonsoir. J’aurai utilisé le
cendrier en granit de Bénodet. J’aurai pris mon élan, de toutes mes
forces et de toute ma rage, pour la frapper à l’arrière de son crâne
vide. Plus tard, bien plus tard, j’aurai appelé le SAMU. Oui, ça a dû
se passer il n’y a pas bien longtemps docteur. Mais j’étais en train de
bricoler dans le garage, je n’ai rien entendu parce je perçais des
trous dans de la tôle. C’est que je construis un cabanon pour abriter
les outils de jardin. Ce n’est pas que j’ai beaucoup de terrain, mais
ça me détend de pratiquer l’art potager. Et puis, c’est pas les légumes
qu’on trouve dans le commerce. Des saveurs et des parfums
incomparables. Ah oui, ma femme. Quand j’ai constaté, il devait déjà
être trop tard. Enfin, je ne suis pas médecin. Je ne peux pas juger,
mais elle était très pâle. Qu’est-ce que vous en pensez docteur?
L’électrocution à la machine à laver, c’est pas mal non plus. Combien
de femmes disparaissent chaque année alors qu’elles accomplissaient
leurs tâches domestiques? Elle avait grand soif, mais elle avait la
manie de stocker les produits pour déboucher les cabinets dans des
bouteilles d’eau minérale. Elle faisait les vitres au troisième étage
un jour de grand vent. Elle préférait le bain à la douche, pourtant
elle s’était toujours refusée à apprendre à nager. Elle avait la manie
de garder près d’elle une bougie pour la sieste.
Ca fait trois lignes, dans les journaux, à la page des faits divers.
Personne ne s’en émeut. Sinon les proches, évidemment, car le plus dur
c’est toujours pour ceux qui restent.
elle est tombée à la renverse, sa tête a porté contre le rond des
chiottes. Une belle mort, elle ne s’est pas vue partir. Exactement,
comme vous dites… »
Lorsqu’il écrit, lorsqu’il se laisse porter par le jaillissement des
mots, Serge Le Vaillant ne manque pas de soumettre ses textes à
l’épreuve du « gueuloir » de Flaubert, de les lire à haute voix pour
mieux les fignoler. Ancien capitaine au long cours, grand homme de
radio, grand chef d’orchestre des nuits de France Inter, cet orpailleur
de la langue française, qu’elle soit verte ou noire, est un magicien.
Il n’a pas seulement le talent de conteur d’un Gérard Sire ou d’un
Jean-Pierre Chabrol. Le culte des mots ciselés, des mots torchés, la
faconde d’une prose féconde, le sens de l’orgie verbale.
Ses textes ont le verbe acide et tendre, le verbe au goût de pomme
d’Api, celui qui baptise et qui tue, qui bénit et qui excommunie, qui
conjure et qui absout, qui enfante et qui explose, qui hurle et qui
chuchote, qui pleure et qui pavoise. Serge Levaillant appartient à la
lignée des Rabelais, des Villon, des Rostand, et plus près de nous des
Céline, Léon Bloy, Auguste Le Breton , Albert Simonin, Francis Blanche,
Alphonse Boudard, Michel Audiard, et autres Frédéric Dard. Il est un
magicien, un orpailleur de la langue, qu’elle soit verte ou noire,
ciselée ou torchée : avec lui les mots croustillent. Ils mordent, ils
aboient, ils cajolent. Ils sont tour à tour tendres et cruels, nourris
de vinaigre et de miel, de gifles et de caresses. Ils décapent. Ils
émeuvent. Ils déchaînent des crises de rires et de jubilation. Ils
touchent à la fois nos cœurs et nos zygomatiques.
Mot de l'éditeur :
« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls
préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate
d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur
dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs,
élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la
tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours
comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme
approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait
alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux,
et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils
recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et
alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait
peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui
souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils
se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux
entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le
chef-d'œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.
Mot de l'éditeur :
Ce roman fait exploser la réalité quotidienne.
En mêlant ce qui existe péniblement au jour le jour et ce qui est
impossible, il met à mal tous les principes. En allongeant, puis en
rétrécissant le temps, en élargissant puis en compressant l'espace, il
provoque un vertige qui trouble même les chiffres et les mots : en
perturbant les repères et les normes, il impose une (in) certitude
nouvelle et provisoire : " je change donc je suis ". Mais qui est-il
donc, cet employé ? Il n'arrête pas de se le demander, pendant l'énorme
minute qui sépare dix heures cinq de six heures six.
Mot de l'éditeur :
Choisir qui l'on aime, aimer qui l'on veut : pour arriver à ces
libertés qui nous semblent évidentes, il a fallu une longue révolution
du sentiment commencée au xviiie siècle. Mais ces droits chèrement
acquis ont un prix. Comment l'amour, qui attache, peut-il s'accommoder
de la liberté, qui sépare? C'est tout le dilemme du couple
contemporain, qui vénère à la fois la passion et l'indépendance. Le
nouvel essai de pascal bruckner raconte, à travers les métamorphoses du
mariage et de l'érotisme, la résistance du sentiment à tous les
embrigadements. Nous n'avons pas trouvé la solution aux souffrances de
l'amour, nous n'avons fait qu'en multiplier les paradoxes. Il y a
progrès dans la condition des hommes et des femmes mais il n'y a pas de
progrès en amour : c'est la bonne nouvelle de ce troisième millénaire
commençant.
Mot de l'éditeur :
Technologies de l'orgasme
Soigner l'hystérie féminine par l'orgasme, tel fut, pendant des
siècles, le souci des médecins, qui, scrupuleusement, pratiquèrent des
massages pelviens sur leurs patientes. Par souci de rentabilité,
l'orgasme n'étant obtenu, en moyenne, qu'au bout d'une heure, la
plupart de ces massages furent délégués à d'autres femmes, infirmières
ou sages-femmes.
Toutefois, à la fin du XIXe siècle, l'électricité permit aux médecins
de s'équiper d'efficaces instruments vibratoires. Avec la
commercialisation du vibromasseur portatif, qui s'accompagna, aux
États-Unis, d'une intense campagne de publicité, l'objet quitta le
cabinet médical pour le domicile privé, où il s'installa durablement.
Peu de gens savent que le vibromasseur était, au début du XXe siècle,
le cinquième appareil électroménager le plus vendu, après la machine à
coudre, le ventilateur, la bouilloire et le grille-pain...
Unanimement salué par la critique lors de sa parution en 1999, ce
livre, enfin traduit en français, est considéré, en histoire de la
médecine, en histoire des femmes, en histoire culturelle et en histoire
de la sexualité, comme une référence incontournable.
Rachel R Maines, historienne, chercheur indépendant, est affiliée au
département des Sciences et Technologies de l'Université Cornell, aux
États-Unis.
La vérité sur Marie
L'orage, la nuit, le vent, la pluie, le feu, les éclairs, le sexe et la
mort. Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit
caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l'amour au
même moment, Marie et moi, mais pas ensemble.
La Vérité sur Marie n’est pas à proprement parler une suite, mais un
prolongement de Faire l’amour (2002) et de Fuir (prix Médicis 2005).
Bienvenue
Bienvenue sur filigranes.tv, la chaîne vidéo internet de la librairie Filigranes à Bruxelles.
N'hésitez pas à noter les vidéos (petites étoiles au dessous de chaque vidéo) et nous faire part de vos commentaires. L'équipe de Filigranes.