Mot de l'éditeur :
prokosch tenait particulièrement à ce roman (son dernier, paru en 1972 - et d'abord traduit sous le titre mon immense amérique), oú son âme cosmopolite rappelait aux lecteurs distraits qu'il se sentait aussi profondément américain. mais à sa façon à lui, qui pour notre bonheur ne ressemble à aucune autre. nous sommes dans l'amérique du début du xxe siècle, celle des romans désenchantés de jack london, et nous suivons l'itinéraire - assez déboussolé - d'une petite frappe du nom de pancho krauss : un gamin tôt voué à l'errance, qui sillonne le pays en quête non tant d'aventures (il en aura pourtant son content, point toujours faciles à avaler) que d'une improbable et peut-être introuvable identité. un grand roman inoubliable qui s'était laissé oublier.
Mot de l'éditeur :
Ce premier roman singulier commence avec la mort d'un mammouth à l'ère glaciaire et finit par une burlesque chasse au porc lors d'un enterrement dans le Midwest d'aujourd'hui. Entre-temps, on aura assisté à deux inondations, à quatorze bagarres, à trois incendies criminels, à une émeute dans une mairie, à une tornade dévastatrice et à l'invasion de méthodistes déchaînés ; on aura suivi la révolte d'une équipe d'éboueurs et vu comment un match de basket se transforme en cataclysme. Tout se passe dans la petite ville de Baker, sinistre bourgade du Midwest ravagée par l'inceste, l'alcoolisme, la violence aveugle, le racisme et la bigoterie. Au centre des événements, John Kaltenbrunner, un enfant du pays, en butte à toutes les vexations, animé par une juste rancoeur. Comment John se vengera-t-il de la communauté qui l'a exclu ? Jusqu'où des années de désespoir silencieux peuvent-elles conduire un être en apparence raisonnable ? Dans un style flamboyant, Le seigneur des porcheries retrace l'histoire de cette vengeance, telle qu'elle est contée, après la mort de John, par un des « humiliés et offensés » qu'il défendait.
Mot de l'éditeur : -Nouvelles complètes
Les 28 nouvelles qui composent ce premier volume de l’intégrale des Nouvelles de J.G. Ballard, depuis longtemps introuvables en français, ont acquis une réputation mythique.
Au tournant des années soixante, en déplaçant l’attention des espaces extérieurs — privilégiés par la science-fiction traditionnelle — vers l’espace intérieur de la psyché moderne, elles ont contribué à révolutionner la littérature d’anticipation.
Retraduites ou révisées par Bernard Sigaud, elles permettent de comprendre pourquoi J.G. Ballard a été considéré dès ses débuts comme l’héritier (indiscipliné) de H.G. Wells, d’Aldous Huxley, de George Orwell, et pourquoi il est cité aujourd’hui comme un modèle par des auteurs comme Don DeLillo, Will Self ou Michel Houellebecq.
J.G. Ballard est né en 1930 à Shanghai. À la suite de l’attaque sur Pearl Harbor, il est interné avec sa famille par l’armée japonaise dans un camp de prisonniers civils jusqu’à la fin de la guerre. De retour en Angleterre et après des études de médecine à Cambridge, il exerce divers métiers, notamment comme pilote de la RAF au Canada. Ses premières nouvelles paraissent en 1956 et dès lors il ne cesse plus d’écrire. Son premier roman, Le Monde englouti, est publié en 1962, suivi depuis d’une trentaine d’autres livres de fiction. Deux d’entre eux ont été adaptés au cinéma par Steven Spielberg (Empire du Soleil) et David Cronenberg (Crash).
J.G. Ballard — qui est souvent présenté outre-manche comme « le plus grand auteur anglais vivant » — vit près de Londres, à Shepperton.
-Sauvagerie
Pangbourne Village est un enclos résidentiel de luxe près de Londres, où une dizaine de familles aisées — directeurs généraux, financiers, magnats de la télé — vivent en parfaites harmonie et sécurité. Jusqu’au jour où l’on découvre que tous les enfants viennent d’être kidnappés et leurs parents sauvagement massacrés.
Deux mois après les faits, les enlèvements ne sont toujours pas revendiqués. Les enquêteurs sont dans l’impasse. Impuissants, ils se repassent avec effarement la vidéo tournée sur la scène du crime. La froideur méticuleuse des assassinats ajoute à l’impression d’être en présence d’une tuerie hors-norme.
La police décide de faire appel à un psychiatre, le docteur Richard Greville, pour reprendre l’enquête.
Dans ce bref roman magistral — qui rappelle le formidable auteur de nouvelles qu’il est par ailleurs — J.G. Ballard explore les conséquences extrêmes de la logique ultra-sécuritaire.
J.G. Ballard est né en 1930 à Shanghai. À la suite de l’attaque sur Pearl Harbor, il est interné avec sa famille par l’armée japonaise dans un camp de prisonniers civils jusqu’à la fin de la guerre. De retour en Angleterre et après des études de médecine à Cambridge, il exerce divers métiers, notamment comme pilote de la RAF au Canada. Ses premières nouvelles paraissent en 1956 et dès lors il ne cesse plus d’écrire. Son premier roman, Le Monde englouti, est publié en 1962, suivi depuis d’une trentaine d’autres livres de fiction. Deux d’entre eux ont été adaptés au cinéma par Steven Spielberg (Empire du Soleil) et David Cronenberg (Crash).
J.G. Ballard — qui est souvent présenté outre-manche comme « le plus grand auteur anglais vivant » — vit près de Londres, à Shepperton.
Traduit de l’anglais par Robert Louit
Mot de l'éditeur :
La mission muette qui nous est confiée à tous consiste à accepter la vie avec joie, malgré ses innombrables fautes de goût.
Depuis quelque temps, Dieter Rotmund, contrôleur de gestion dans une entreprise pharmaceutique, a du mal à se conformer à une telle règle. Sa vie a pris une tour étrange. Sa femme refuse de vivre ailleurs qu'en Forêt-Noire avec leur fille, et il doit redoubler d'inventivité pour faire des économies. Si ses difficultés matérielles se voient résolues le jour où il obtient une promotion, sa vie demeure marquée par une série de pertes irréversibles : à celle de sa famille succède celle d'une oreille, tombée dans un café un soir où il regarde un match de football. Bizarrement, il s'accommode très vite de ce manque, bientôt suivi par d'autres...
Wilhelm Genazino emprunte les pas d'un homme effrayé par la médiocrité qui l'entoure et qui affecte jusqu'à ses sentiments - l'effroi, le désespoir, la nostalgie des lieux. Dans ce récit porté par une ironie et une obsession du détail hors du commun, où aucun personnage n'est épargné, le comique l'emporte toujours.
Mot de l'éditeur : « Hinnerk avait été entraîné à ne pas attendre, à agir, à faire siennes les choses. Il avait été le soldat qui avance dans le couloir ouvert par le danger. Et le danger était un endroit privilégié pour que des événements se produisent. Comme si le danger accélérait l'homme, le rendait superactif, un grand constructeur. Ce n'est que face au grand danger que l'on construit des édifices solides ; les édifices bâtis en toute sécurité lui paraissaient incarner la lenteur, le mensonge, exempts qu'ils étaient de la peur qui accélère l'irruption de la vérité de toute matière, qu'il s'agisse de matière humaine ou de simples briques. Et ce qui l'excitait tandis qu'il flairait la crosse de son arme, c'était l'odeur de ses mains. En regard des sensations qu'il parvenait à analyser depuis quelques années, l'une avait pris force en lui : Hinnerk serait capable de manger de la chair humaine. Ce qui l'excitait, une fois encore, courbé au-dessus de son arme, c'était cette dilatation du monde, cet enrichissement du désir. Il sentait cela comme une capacité en trop, une force en plus, au-delà de la normalité, la capacité de dépasser les limites. Mais cette capacité qu'il sentait en lui ne laissait pas de l'effrayer. »
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