Mot de l'éditeur :
A Prague, en 1942, deux hommes doivent en tuer un troisième. C'est
l'opération " Anthropoïde " : deux parachutistes tchécoslovaques
envoyés par Londres sont chargés d'assassiner Reinhard Heydrich, chef
de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la
solution finale, " le bourreau de Prague ", " la bête blonde ", "
l'homme le plus dangereux du IIIe Reich ". Heydrich était le chef
d'Eichmann et le bras droit d'Himmler, mais chez les SS, on disait : "
HHhH ".
Himmlers Hirn heisst Heydrich - le cerveau d'Himmler s'appelle
Heydrich. Tous les personnages de ce livre ont existé ou existent
encore. Tous les faits relatés sont authentiques. Mais derrière les
préparatifs de l'attentat, une autre guerre se fait jour, celle que
livre la fiction romanesque à la vérité historique. L'auteur, emporté
par son sujet, doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien,
pourtant, mener l'histoire à son terme.
Mot de l'éditeur :
Cette histoire d'amour s'ouvre étrangement : une femme, qui prépare un
charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage, descend dans sa
cave pour y chercher une bouteille de vin. Celle-ci est enveloppée dans
un vieux journal où figure une petite annonce - qu'elle lit. Aussitôt,
elle remonte chez elle, éteint son four, prend sa voiture, et s'en va…
Qu'y avait-il donc dans cette petite annonce ? Pourquoi cette fuite ?
On l'apprendra au fil du roman, un très beau et très poignant roman où
les saveurs de l'enfance se mêlent au désarroi des adultes… L'héroïne
de ce livre arrivera bientôt à Gênes, en Italie. Dans une belle maison,
l'attend une femme - et un homme qui, semble-t-il, a perdu la mémoire.
A moins qu'il ait choisi de seulement se taire…
Flash-back : cet homme (très beau, très poétique) a été, longtemps
avant, le " premier amour " de la narratrice. Puis, à la suite d'un
épisode qui ne sera révélé qu'à la fin, il a choisi de devenir
amnésique. Son épouse, soucieuse de raviver sa mémoire morte, et
sachant qu'il avait aimé la narratrice, a fait publier cette petite
annonce destinée à confronter son époux à un cher souvenir d'enfance.
Cette ruse suffira-t-elle ? Et pourquoi cet homme, béni par la vie,
a-t-il ainsi choisi de se murer en lui-même ?
Dans ce roman, tissé de passé, et dont l'intrigue est haletante,
Véronique Olmi brasse la plupart des thèmes qui lui sont chers :
l'amour, la folie, les chansons, la fidélité des sentiments,
l'ineffaçable empreinte des premiers émois. Elle atteint, avec ce
livre, le sommet de son art romanesque.
Mot de l'éditeur :
"Agence MP. Anglais indispensable. BP 808 Lisbonne." De sombres
contingences familiales poussent un jeune homme d'extraction modeste à
répondre à cette annonce sibylline. Au domaine du Temps, un vieux
manoir reculé de la province portugaise, il planifie les interventions
de Millhouse Pascal, vieillard excentrique et omnipotent. Trois enfants
insolents et des visiteurs tourmentés rompent régulièrement la quiétude
sépulcrale du lieu et la monotonie d'un emploi qui laisse soupçonner
une activité secrète en marge de la légalité. Espions, agents doubles,
bourreaux ou mercenaires, les puissants clients qui fréquentent le
domaine semblent s'être trouvés à l'épicentre des convulsions du XXe
siècle. A grand renfort de psychotropes et d'hallucinogènes, Millhouse
Pascal les libère de leurs démons. Une belle apprentie funambule fait
basculer le jeune homme de la fascination dans l'obsession. Il se jette
à corps perdu dans une vie qui n'est plus la sienne, un univers
parallèle où tout semble léviter en marge des lois du monde. Pour
percer les zones d'ombre de cette singulière énigme familiale, il
traverse un quart de siècle, de l'Alentejo à New York, dans un
équilibre précaire entre passé et avenir, être et non-être, en
véritable équilibriste jouant sa vie sur une corde raide.
Mot de l'éditeur :
Caelum quirk, professeur, et sa femme maureen, infirmière, pensaient
prendre un nouveau départ en s'installant dans le colorado. Mais le
fragile équilibre du couple se voit bientôt tragiquement mis en péril.
En avril 1999, maureen échappe de justesse au massacre perpétré par
deux adolescents du lycée de columbine où elle travaille. Les séquelles
du chaos s'avèrent difficiles à surmonter et le couple cherche refuge
dans la ferme familiale de caelum à three rivers, connecticut. Tandis
que maureen lutte pour reprendre pied, caelum découvre une série de
vieux papiers retraçant l'histoire de sa famille sur cinq générations,
de l'activisme de ses ancêtres pendant la guerre de sécession à sa
propre enfance tourmentée dans l'amérique des années 60. Mais, au
milieu des lettres de son aïeule lizzie, militante féministe et
abolitionniste, de son arrière grand-mère lydia, fondatrice de la
prison pour femmes du comté, et des coupures de presse sur une
mystérieuse mary-agnes qu'a connue son père, ce ne sont pas seulement
les parcours des siens qui vont ressurgir, mais le secret des origines
de caelum lui-même... Confronté à de terribles révélations, éloigné de
maureen à la suite d'un nouveau drame, caelum va alors tenter de se
reconstruire un avenir sur les décombres de tragédies présentes et
passées insoupçonnées. Le début d'une quête désespérée de vérité et de
sens...
Mot de l'éditeur :
Caché sous la table d'un banquet de mariage, un enfant joue à
enregistrer les conversations des adultes avec son Mp3. Et voilà que
l'on parle de sa mère disparue. Un mot suffit à déchaîner les secrets,
les trahisons, les démons ; à faire table rase de l'équilibre précaire
de sa famille recomposée. Un mariage et trois égarements : Tommy, 12
ans, apprend que sa mère n'a pas succombé à une grave maladie mais
s'est suicidée ; Alma, la belle-mère, se laisse séduire par un amour de
jeunesse ; Juan, le père chirurgien, quitte précipitamment la soirée
pour participer à la transplantation cardiaque d'un enfant du même âge
que son fils et atteint de la même maladie. En quelques instants, la
vie, qu'ils croyaient ordonnée et paisible, dérape et chacun devra
payer un lourd tribut à la connaissance de la vérité. Tommy décide
d'enquêter sur les circonstances de la disparition de sa mère et
découvre sa judaïté. Alma, cherchant dans une aventure désespérée la
passion que Juan n'a pas su éveiller, réactive la douleur d'une fille
mal aimée. Le chirurgien, face au décès du petit malade, réalise la
terrible proximité avec la mort de tous les êtres qui lui sont chers.
La cellule familiale se désagrège et chacun semble embarquer pour un
voyage sans retour. Par ces trois voix qui se répondent sans jamais
s'atteindre, le lecteur pénètre dans le refoulé des protagonistes, les
zones d'ombre, les non-dits, les secrets qu'ils ne peuvent partager, ce
qui protège de la douleur mais sépare de la vie. Les liens se
distendent comme l'histoire se tisse, par un regard de chaque instant
sur chaque personnage. Tout de grâce, un regard tenu et bienveillant
pour explorer leurs silences, cet espace infime que chacun porte en soi
sans pouvoir le dévoiler et auquel même l'affection ne peut donner
accès. Le drame, inévitable, ressoude le trio, et vient rappeler que le
ciment du noyau familial repose sur le traumatisme plutôt que sur
l'amour.
Mot de l'éditeur :
La mer noire. En ce jour d'anniversaire, la première pensée de Tamouna
est pour Tamaz. Cet homme, qu'elle a rencontré l'été de ses quinze ans
à Batoumi et qu'au fil des années elle n'a cessé d'attendre, s'est
annoncé à la fête qui se prépare. Dans un demi-sommeil, la vieille dame
se souvient de leurs amours timides et éblouies, très vite interrompues
par le départ précipité de la famille, contrainte de fuir devant les
bolcheviques. Tout aussi brutalement que de ses grands-parents et de
son univers, la jeune fille a été coupée de son amour de jeunesse. Sa
vie peu à peu s'est construite à Paris, parmi la communauté des exilés
géorgiens. Quand Tamaz finit par reparaître, alors que les frontières
du pays natal sont hermétiquement closes, leurs vies se sont dessinées
autrement... La longue journée pendant laquelle se déroule le roman est
comme une métaphore de la vie de Tamouna : entourée des siens, de cette
famille géorgienne qui a su garder vivaces les traditions et perpétuer
un bonheur de vivre qui aurait dû être immuable, elle laisse libre
cours à ses souvenirs. Dans une narration habilement tissée, l'image de
la doyenne qu'elle est devenue se superpose à celle de la jeune fille
exilée. Et c'est toute la force de ce roman que de peindre avec une
remarquable élégance et sans le moindre pathos le portrait d'une femme
toujours habitée par la joie et le désir malgré les deuils et les
déchirements de l'histoire.
Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Ce matin-là , Emmanuelle
décide de ne pas se rendre à son travail et de s'accorder toute la
journée. Pour lire le roman qu'elle vient de commencer, mais aussi pour
mettre à distance son tumultueux quotidien : trois enfants petits, un
mari charmant et peu concerné par l'ordre domestique, un milieu
professionnel stressant. Elle s'offre un détour par le rayon chapeaux
d'un grand magasin, un déjeuner dans un restaurant, remonte des rues,
saute dans un train et s'abandonne à la lecture.Mais Emmanuelle n'a
aucune idée des bouleversements que cette soudaine disponibilité va
entraîner en libérant sa mémoire et son passé. Son parcours dans la
ville (Paris) devient un parcours intérieur, relayé par les échos que
provoquent en elle les « confidences » de Lila Kovner, l'héroïne de ce
roman qui la passionne tant et que nous découvrons avec elle. Car il
touche en elle ce qu'elle a de plus intime, des peines assourdies et
des amours non vécus.Cette « journée volée » fait penser au magnifique
roman de Michael Cunningham, Les Heures, lui-même inspiré de Mrs
Dalloway, de Virginia Woolf.
Patrick melrose a eu trois vies : enfant repoussé par sa mère, violé
par son père pour qui la torture est une vertu aristocratique, il est
aussi cet élégant jeune homme exilé à manhattan, venu récupérer les
cendres de son père. Et devenu un dandy ultracamé, mondain à la dérive.
C'est le temps du règlement de comptes posthume. Et puis il y a l'homme
assagi, qui assiste à une fête pour gens aristo-snobo-nobliaux-célèbres
et fait ses adieux apaisés à ce monde, encore furieusement habité par
son père. Le fil commun? Ce raffinement ironique, et sublime dans la
douleur.
la couleur de la guerre :
Les treize récits rassemblés dans La couleur de la guerre nous livrent
une vision sans fard de la guerre en Tchétchénie. Les atrocités
commises entre ennemis mais surtout le délabrement absolu de l'armée
russe sont au centre de l'écriture d'Arkadi Babtchenko. Avec force et
sobriété, il évoque les violences entre "camarades" , l'alcoolisme, la
faim, la saleté et, surtout, la corruption. Car tout le inonde vend ce
qui est vendable - y compris des armes et des munitions - à l'ennemi
tchétchène. pour se procurer de la nourriture ou de l'alcool. L'armée
russe rassemble des épaves humaines pataugeant dans la boue, couverts
d'excréments et de poux, sans solidarité entre des individus qui ne
savent plus pourquoi ils se battent. Les récits du jeune soldat
Artiome, alter ego de l'auteur, sont à cet égard d'une noirceur absolue
et soulignent en même temps l'étrange fascination qu'exerce sur les
hommes cette descente aux enfers. Grâce à son talent littéraire, Arkadi
Babtchenko nous offre bien plus qu'un témoignage : La couleur de la
guerre est un tableau saisissant du désespoir et de la déshumanisation,
un livre indispensable sur la condition humaine.
Mot de l'éditeur :
La crise financière était-elle prévisible ? Le présent essai démontre
qu'au-delà des explications habituelles sur les abus du capitalisme et
le comportement avide des spéculateurs, la débâcle des subprimes est
aussi et surtout une crise de la connaissance. Elle est due à
l'hégémonie d'une conception mathématique qui suppose que les marchés
se comportent selon les lois du mouvement brownien, et les fait
apparaître comme plus réguliers qu'ils ne le sont. Depuis un
demi-siècle, le " virus brownien " - que l'on nomme ici " virus B " à
l'heure où sévit la redoutable " grippe A " - a contaminé les esprits
et entraîné une perception faussée des risques financiers. Seule
antidote : remplacer le " hasard sage " brownien par un " hasard
sauvage ", plus proche des aléas réels des marchés.
Christian Walter est actuaire agrégé, chercheur au Centre de recherche
sur les risques financiers de l'EM Lyon et spécialiste de la
modélisation financière.
Il est co-directeur de l'ouvrage Critique de la valeur fondamentale
(avec E. Brian, Springer, 2007) et co-auteur des Marchés fractals (avec
J. Lévy-Véhel, PUF, 2002).
Michel de Pracontal, journaliste, est l'auteur de plusieurs romans et
de L'Imposture scientifique en dix leçons (Seuil, " Points Sciences ",
2005).
Mot de l'éditeur :
Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l'amour, la
méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie.
De l'accouchement à l'agonie, elle est le théâtre de l'existence, là où
le corps dévêtu, nu, las, désirant, s'abandonne. On y passe près de la
moitié de sa vie, la plus charnelle, celle de l'insomnie, des pensées
vagabondes, du rêve, fenêtre sur l'inconscient, sinon sur l'au-delà.
La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre murs, plafond,
plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité. Ses dimensions,
son décor varient selon les époques et les milieux sociaux. De
l'Antiquité à nos jours, Michelle Perrot esquisse une généalogie de la
chambre, creuset de la culture occidentale, et explore quelques-unes de
ses formes, traversées par le temps : la chambre du Roi (Louis XIV à
Versailles), la chambre d'hôtel, du garni au palace, la chambre
conjugale, la chambre d'enfant, celle de la jeune fille, des
domestiques, ou encore du malade et du mourant. Puis les diverses
chambres solitaires : la cellule du religieux, celle de la prison ; la
chambre de l'étudiant, de l'écrivain.
Nid et noeud, la chambre est un tissu de secrets. Dans ce livre,
Michelle Perrot contribue à l'histoire des Chambres. Nuit et jour.
Mot de l'éditeur :
Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah,
Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les
humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et
incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa
singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son
apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur
sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres
d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.
Marie Ndiaye est née à Pithiviers (Loiret) en 1967. Elle a étudié la
linguistique à la Sorbonne avant d'être pensionnaire de la Villa
Médicis à Rome. Elle a reçu le Prix Femina en 2001 pour son roman Rosie
Carpe.
Mot de l'éditeur :
Un grand écrivain américain raconte sa version du parcours d'un mythe
qui fut avant tout une femme douée d'un grand talent et victime d'un
monde d'hommes. Un roman biographique captivant.
Mot de l'éditeur :
« Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et
l’Occupation semblaient lointaines et irréelles dans ces rues. Sauf
pour une jeune fille du nom d’Hélène Berr, qui savait qu’elle était au
plus profond du malheur et de la barbarie ; mais impossible de le dire
aux passants aimables et indifférents. Alors, elle écrivait un journal.
Avait-elle le pressentiment que très loin dans l’avenir, on le lirait ?
Ou craignait-elle que sa voix soit étouffée comme celles de millions de
personnes massacrées sans laisser de traces ? Au seuil de ce livre, il
faut se taire maintenant, écouter la voix d’Hélène et marcher à ses
côtés. Une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre
vie.»
Patrick Modiano
Mot de l'éditeur :
Un inconnu vient se réfugier en un lieu où il croit trouver la
tranquillité : une cave donnant sur une petite place, dans un village
du Sud.
Un inconnu : un Arabe.
Le jour, il charrie des tonnes de cailloux sur un chantier de
terrassement. Le soir il rentre dans son trou. Pourquoi se cache-t-il ?
Le village s'agite, une hostilité sourde monte de la terre. Ici, il
n'est pas chez lui et ne le sera jamais. L'Arabe n'entend rien, se
berce de l'illusion qu'à force de vivre invisible, il finira par
disparaître.
Lorsqu'un meurtre est commis sur la place, cette illusion se dissipe. Aux yeux de tous, c'est lui le coupable.
Mais les forces qui se dressent contre lui sont anciennes, comme le
feu, la rage, la peur. Pour leur échapper, se rendre invisible ne
suffira plus.
L'Arabe est un grand roman «sudiste», où des personnages de Faulkner ou
de Flannery O'Connor traverseraient des paysages à la Giono. Le Sud
d'Antoine Audouard est lui aussi un vieux pays vaincu, peuplé de
figures tour à tour tragiques et grotesques. Ecrit dans une langue où
le parler populaire se mêle à un lyrisme altier, ce roman qui multiplie
les dissonances et les ruptures de ton est l'oeuvre d'un écrivain
accompli.
Antoine Audouard est né en 1956. Il est l'auteur de huit romans, dont Adieu, mon unique et Un pont d'oiseaux (Gallimard).
Mot de l'éditeur :
Madrid, février 1939. La guerre d'Espagne touche à sa fin. Léonor va
connaître l'exode, la torture, la condamnation à mort et les longues
années de prison. Ecrit en 1967, publié après la mort du dictateur, ce
roman décrit l'horreur quotidienne de l'univers carcéral franquiste.
Mot de l'éditeur :
Cela pourrait commencer ainsi : " je venais d'apprendre que mon frère
était promu chevalier de la légion d'honneur, quand ma garde à vue
commença ". Ou ainsi : " je ne me souviens pas de mon enfance ". Mais
en fait ce serait le même livre : celui de la mémoire et de l'enfance
retrouvée, un du côté de guethary dans l'été inachevé de la côte basque
où les parents de frédéric se rencontrèrent, mais aussi le passage à
l'âge d'homme, la mue d'un gamin immature en adulte pacifié. Le 28
janvier 2008, frédéric l'écrivain media-choc, le personnage public, le
noceur, est interpellé pour usage de stupéfiants sur un capot de
chrysler noire, dans la rue ; il aggrave son cas en fuyant la
patrouille de police! En garde à vue, dans une cellule puante de deux
mètres carrés, on a le temps de réfléchir. Qui est-on? Qu'a-t-on pu
faire entre 0 et 13 ans? De qui suis-je né? Pourquoi suis-je amnésique?
Commence alors un roman français, une généalogie aux doux noms de pays
qui va chercher du côté du béarn (le père) où une élégante maison
familiale, la villa navarre, reçoit paul-jean toulet et paul valéry, et
touche à l'aristocratie désargentée par la mère. Alors que gémissent
les compagnons de cellule, frédéric se souvient enfin, de l'histoire de
france et d'un slow, d'une plage à biarritz et du divorce, de la
timidité et de la célébrité.
Mot de l'éditeur :
"J'ai 300 millions d'amis!", c'est le cri de guerre d'un membre de
FaceBook, le réseau communautaire le plus important de la planète.
FaceBook, c'est une source de gags inépuisables : ses membres ne se
gênent pas pour divulguer à toute la planète leur statut du moment ("À
la sieste", "Vivement Dimanche", "En panne de relations"...).
Frédéric Jannin et Gilles Dal se sont inspirés des plus drôles pour en
inventer les plus drôles : statuts hilarants, membres célèbres, c'est
LA bande dessinée sur FaceBook.
Des études récentes prouvent que les sociétés perdent des millions
d'heures de travail tant leurs employés passent du temps sur FaceBook
pendant les heures de bureau. Ils en perdront encore un peu plus grâce
à la BD de Jannin et Dal.
Mot de l'éditeur :
Les armées impériales débarquent en force sur les côtes d'Enkidiev,
obligeant Wellan à envoyer ses hommes sur plusieurs fronts pour les
ralentir. Le nouveau Roi d'Émeraude lui propose une des armes
interdites que le dieu Danalieth a léguées aux humains pour se
protéger. C’est un cadeau difficile à refuser…
Mot de l'éditeur :
A quelle époque les ressources minières et les combustibles fossiles
seront-ils épuisés ? La terre va-t-elle pouvoir accueillir et nourrir
la population de la fin du siècle ? Le climat de notre planète va-t-il
se détériorer au point de rendre certaines régions inhabitables ? Les
ressources de l'océan vont-elles s'épuiser, soit directement à cause de
leur surexploitation, soit du fait d'une acidification trop importante
de l'eau de mer due au gaz carbonique ? L'eau potable va-t-elle manquer
à des millions d'hommes ? Sera-t-elle l'enjeu d'une nouvelle guerre ?
Quant à la biodiversité, est-il vrai qu'elle se détruit inexorablement,
alors que nous ne savons même pas combien il y a d'espèces vivantes ?
Pourra-t-on modifier le patrimoine génétique de nos futurs enfants ? En
aura-t-on le droit ? Quand comprendrons-nous la manière dont le code
génétique se traduit pour fabriquer un être vivant ? Eradiquera-t-on
toutes les maladies génétiques ? Les OGM permettront-ils de nourrir la
planète ? Trouverons-nous enfin un vaccin contre le SIDA ? Les
nanotechnologies arriveront-elles à guérir les maladies
cardiovasculaires ? Les progrès des neurosciences vont-ils nous
permettre de comprendre comment on réfléchit, comment on apprend,
comment on aime ? Guérira-t-on la maladie d'Alzheimer ? Et la maladie
de Parkinson ? Les relations hommes-machines permettront-elles
d'intervenir dans la marche du cerveau ? Envisage-t-on de laisser les
possibilités de la génétique se combiner à la puissance des ordinateurs
pour ficher, et donc contrôler, la population ? Et surtout, comment
tous ces progrès peuvent-ils s'introduire dans le secteur économique
sans bouleverser les principes d'éthique ?
Mot de l'éditeur :
« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes
t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi,
personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –,
avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour
toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu
d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si
humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra
être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une
femme épanouie. »
Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre,
n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure
vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su
effacer ni entamer. L’être aimé objet d’une admiration infinie mais
lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de
folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur
elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que
tout. La voix d’une femme qui s’est donnée tout entière à un homme, qui
jamais ne l’a reconnue.
Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore
l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un
cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des
sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu’elle
touche au sublime.
« Je regrette de ne pas l’avoir butée pendant qu’il en était encore
temps. Nul besoin de réfléchir ni d’élaborer le crime parfait. Plus
c’est gros mieux ça passe.
Elle faisait le ménage monsieur le commissaire. Elle a dû glisser sur
le carrelage qu’elle venait d’astiquer. On pouvait lui reprocher bien
des choses, mais une vraie petite fée du logis, une maîtresse-femme.
Qu’est-ce qui s’est passé? on ne le saura jamais. Mauvais contrôle du
pied d’appui, fort justement monsieur le commissaire, le coup du lapin.
La faute à pas de chance, encore une fois.
J’aurai dû lui mettre un grand coup derrière sa gueule alors que tout
le monde ignorait encore notre différent. Les Boulard ? Un exemple pour
tous les couples modernes. Jamais un mot plus haut que l’autre,
aimables avec les voisins, bonjour et bonsoir. J’aurai utilisé le
cendrier en granit de Bénodet. J’aurai pris mon élan, de toutes mes
forces et de toute ma rage, pour la frapper à l’arrière de son crâne
vide. Plus tard, bien plus tard, j’aurai appelé le SAMU. Oui, ça a dû
se passer il n’y a pas bien longtemps docteur. Mais j’étais en train de
bricoler dans le garage, je n’ai rien entendu parce je perçais des
trous dans de la tôle. C’est que je construis un cabanon pour abriter
les outils de jardin. Ce n’est pas que j’ai beaucoup de terrain, mais
ça me détend de pratiquer l’art potager. Et puis, c’est pas les légumes
qu’on trouve dans le commerce. Des saveurs et des parfums
incomparables. Ah oui, ma femme. Quand j’ai constaté, il devait déjà
être trop tard. Enfin, je ne suis pas médecin. Je ne peux pas juger,
mais elle était très pâle. Qu’est-ce que vous en pensez docteur?
L’électrocution à la machine à laver, c’est pas mal non plus. Combien
de femmes disparaissent chaque année alors qu’elles accomplissaient
leurs tâches domestiques? Elle avait grand soif, mais elle avait la
manie de stocker les produits pour déboucher les cabinets dans des
bouteilles d’eau minérale. Elle faisait les vitres au troisième étage
un jour de grand vent. Elle préférait le bain à la douche, pourtant
elle s’était toujours refusée à apprendre à nager. Elle avait la manie
de garder près d’elle une bougie pour la sieste.
Ca fait trois lignes, dans les journaux, à la page des faits divers.
Personne ne s’en émeut. Sinon les proches, évidemment, car le plus dur
c’est toujours pour ceux qui restent.
elle est tombée à la renverse, sa tête a porté contre le rond des
chiottes. Une belle mort, elle ne s’est pas vue partir. Exactement,
comme vous dites… »
Lorsqu’il écrit, lorsqu’il se laisse porter par le jaillissement des
mots, Serge Le Vaillant ne manque pas de soumettre ses textes à
l’épreuve du « gueuloir » de Flaubert, de les lire à haute voix pour
mieux les fignoler. Ancien capitaine au long cours, grand homme de
radio, grand chef d’orchestre des nuits de France Inter, cet orpailleur
de la langue française, qu’elle soit verte ou noire, est un magicien.
Il n’a pas seulement le talent de conteur d’un Gérard Sire ou d’un
Jean-Pierre Chabrol. Le culte des mots ciselés, des mots torchés, la
faconde d’une prose féconde, le sens de l’orgie verbale.
Ses textes ont le verbe acide et tendre, le verbe au goût de pomme
d’Api, celui qui baptise et qui tue, qui bénit et qui excommunie, qui
conjure et qui absout, qui enfante et qui explose, qui hurle et qui
chuchote, qui pleure et qui pavoise. Serge Levaillant appartient à la
lignée des Rabelais, des Villon, des Rostand, et plus près de nous des
Céline, Léon Bloy, Auguste Le Breton , Albert Simonin, Francis Blanche,
Alphonse Boudard, Michel Audiard, et autres Frédéric Dard. Il est un
magicien, un orpailleur de la langue, qu’elle soit verte ou noire,
ciselée ou torchée : avec lui les mots croustillent. Ils mordent, ils
aboient, ils cajolent. Ils sont tour à tour tendres et cruels, nourris
de vinaigre et de miel, de gifles et de caresses. Ils décapent. Ils
émeuvent. Ils déchaînent des crises de rires et de jubilation. Ils
touchent à la fois nos cœurs et nos zygomatiques.
Mot de l'éditeur :
« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls
préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate
d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur
dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs,
élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la
tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours
comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme
approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait
alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux,
et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils
recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et
alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait
peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui
souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils
se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux
entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le
chef-d'œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.
Synopsis :
A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef
d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du
Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs,
dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente
ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais... comme homme de
ménage.
Un soir, alors qu'Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du
maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s'agit
d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre du Bolchoï
à venir jouer à Paris... Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi
ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de
petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le
Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche...
Bienvenue sur filigranes.tv, la chaîne vidéo internet de la librairie Filigranes à Bruxelles.
N'hésitez pas à noter les vidéos (petites étoiles au dessous de chaque vidéo) et nous faire part de vos commentaires. L'équipe de Filigranes.