Mot de l'éditeur :
Cette histoire d'amour s'ouvre étrangement : une femme, qui prépare un
charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage, descend dans sa
cave pour y chercher une bouteille de vin. Celle-ci est enveloppée dans
un vieux journal où figure une petite annonce - qu'elle lit. Aussitôt,
elle remonte chez elle, éteint son four, prend sa voiture, et s'en va…
Qu'y avait-il donc dans cette petite annonce ? Pourquoi cette fuite ?
On l'apprendra au fil du roman, un très beau et très poignant roman où
les saveurs de l'enfance se mêlent au désarroi des adultes… L'héroïne
de ce livre arrivera bientôt à Gênes, en Italie. Dans une belle maison,
l'attend une femme - et un homme qui, semble-t-il, a perdu la mémoire.
A moins qu'il ait choisi de seulement se taire…
Flash-back : cet homme (très beau, très poétique) a été, longtemps
avant, le " premier amour " de la narratrice. Puis, à la suite d'un
épisode qui ne sera révélé qu'à la fin, il a choisi de devenir
amnésique. Son épouse, soucieuse de raviver sa mémoire morte, et
sachant qu'il avait aimé la narratrice, a fait publier cette petite
annonce destinée à confronter son époux à un cher souvenir d'enfance.
Cette ruse suffira-t-elle ? Et pourquoi cet homme, béni par la vie,
a-t-il ainsi choisi de se murer en lui-même ?
Dans ce roman, tissé de passé, et dont l'intrigue est haletante,
Véronique Olmi brasse la plupart des thèmes qui lui sont chers :
l'amour, la folie, les chansons, la fidélité des sentiments,
l'ineffaçable empreinte des premiers émois. Elle atteint, avec ce
livre, le sommet de son art romanesque.
Mot de l'éditeur :
"Agence MP. Anglais indispensable. BP 808 Lisbonne." De sombres
contingences familiales poussent un jeune homme d'extraction modeste à
répondre à cette annonce sibylline. Au domaine du Temps, un vieux
manoir reculé de la province portugaise, il planifie les interventions
de Millhouse Pascal, vieillard excentrique et omnipotent. Trois enfants
insolents et des visiteurs tourmentés rompent régulièrement la quiétude
sépulcrale du lieu et la monotonie d'un emploi qui laisse soupçonner
une activité secrète en marge de la légalité. Espions, agents doubles,
bourreaux ou mercenaires, les puissants clients qui fréquentent le
domaine semblent s'être trouvés à l'épicentre des convulsions du XXe
siècle. A grand renfort de psychotropes et d'hallucinogènes, Millhouse
Pascal les libère de leurs démons. Une belle apprentie funambule fait
basculer le jeune homme de la fascination dans l'obsession. Il se jette
à corps perdu dans une vie qui n'est plus la sienne, un univers
parallèle où tout semble léviter en marge des lois du monde. Pour
percer les zones d'ombre de cette singulière énigme familiale, il
traverse un quart de siècle, de l'Alentejo à New York, dans un
équilibre précaire entre passé et avenir, être et non-être, en
véritable équilibriste jouant sa vie sur une corde raide.
Mot de l'éditeur :
Wolfheim, paisible bourgade aux confins de la Belgique, de l'Allemagne
et des Pays-Bas, est agitée par le retour inattendu du docteur Hoppe,
un enfant du pays parti depuis longtemps. La surprise est d'autant plus
grande que le médecin emménage seul avec ses trois fils, des triplés
qui partagent la même troublante difformité physique. Les rumeurs vont
bon train, mais les compétences du docteur font taire les réticences
des villageois. Pourtant, le mystère autour de sa descendance
s'épaissit.
Jusqu'où peut-on repousser les limites de la vie ? Entre exploit
scientifique et délire métaphysique, Stefan Brijs construit un suspense
haletant et dérangeant, qui explore les dangers d'une science sans
conscience.
Quelque part dans une amérique du sud imaginaire, trois femmes d'une
même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne
pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment rose, violette
et vera candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à
la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur
sexe. Parmi elles, seule vera candida ose penser qu'un destin, cela se
brise. Elle fuit l'île de vatapuna dès sa quinzième année et part pour
lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain itxaga,
journaliste à l'indépendant, va grandement bouleverser cet espoir. Un
ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture
enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée
d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes,
des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée
dans l'univers d'un conte tropical, où véronique ovaldé a rassemblé
tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.
Helmer van wonderen vit et travaille sur la ferme familiale depuis
trente-cinq ans, quand, un jour, sans raison apparente, il décide
d'installer son vieux père au premier étage. Ce dernier est grabataire
et aura de toute façon besoin de ses soins, mais ce changement lui
permet de rompre la monotonie des jours toujours semblables, de
s'installer au rez-de-chaussée de la maison et d'en refaire la
décoration. Tout en s'occupant de la ferme et du père, il est plein de
colère retenue à l'égard de ce dernier. Puis tout s'accélère le jour où
il reçoit une lettre signée d'un nom oublié depuis longtemps : riet
était non seulement la fiancée de son frère jumeau henk, mais aussi à
l'origine de son accident mortel, à l'âge de vingt ans. C'est après la
disparition de ce frère admiré, alors qu'il était parti étudier à la
faculté de lettres d'amsterdam, que helmer a dû reprendre le rôle
destiné à henk et renoncer à une vie loin de la ferme. Il a dû accepter
une vie consacrée aux vaches, malgré lui, et la tête vide, accomplir
les mêmes gestes, jour aprà8s jour, machinalement. Riet lui demande de
l'aide, car elle a des difficultés avec son fils - appelé henk,
justement. L'arrivée de cet adolescent changera totalement la donne :
il noue des liens privilégiés avec le vieil homme mourant, mais il
oblige aussi helmer à se confronter enfin à l'image de l'autre henk, ce
frère jumeau disparu, et à reprendre sa vie en main. Lors d'un accident
dramatique, les choses semblent enfin se dénouer... Gerbrand bakker
évoque avec beaucoup de poésie la vie d'un paysan du nord de la
hollande. Les paysages d'eau et de tourbe constituent un écrin très
singulier pour une narration qui pourtant touche une question
absolument universelle : comment maîtriser ses désirs, comment accéder
à une forme de vérité intérieure quand tout dans votre existence vous
contraint à renoncer à0 cet ailleurs tant refoulé? À 55 ans, est-il
trop tard pour changer de vie?
Mot de l'éditeur :
En septembre 1944, claire mauriac se trouve à béziers où elle est
ambulancière à la croix rouge française. Après neuf mois passés dans le
sud, elle rentre à paris, avec la volonté farouche de poursuivre son
action. Devant sa détermination, françois mauriac cède et l'autorise à
partir pour berlin où une nouvelle mission l'attend : porter assistance
aux milliers de blessés et personnes déplacées qui transitent par la
capitale totalement dévastée. Le 31 août 1945, claire débarque à
berlin, elle emménage au 96 kurfürstendamm. L'immeuble accueille les
officiers français en poste dans la capitale allemande, le personnel de
la division des personnes déplacées et les membres de la croix rouge. À
leurs côtés, claire mène un combat difficile : la ville est le théâtre
de scènes effroyables - viols, épidémies, famine - contre lesquelles il
faut se mobiliser pour soulager les souffrances. En décembre 1945,
claire fait une rencontre qui va bouleverser sa vie. " il s'appelle
yvan wiazemsky, il est né en 1915, à saint-pétersbourg et sa famille,
comme des centaines de familles russes, a émigré en france au moment de
la révolution ". Yvan est fantasque, joyeux, impudent, drôle, il ne lit
aucun livre et ne connaît pas françois mauriac. Aux yeux de claire,
c'est l'homme idéal. Jusqu'en 1947, les amants vont vivre une
extraordinaire histoire d'amour. Ils se marient le 5 juillet 1946 à
paris. Quelques mois plus tard, claire est enceinte. Le jeune couple
est persuadé que sera un garçon, mais ce sera une fille, que sa mère
appelait alors " mon enfant de berlin ", et qui devra la vie sauve à un
obstétricien allemand très habile, qui se révélera des années plus tard
un ancien criminel de guerre. Anne wiazemsky s'est servie du journal
intime de sa mère et de la correspondance avec françois mauriac.
Certains de ces documents, incorporés au récit, offrent une vision très
nette de la capitale allemande à cette époque.
Mot de l'éditeur :
L'Italie au lendemain de la Première Guerre. Entre mer et forêt, au coeur des Pouilles, se niche le village de San Nidro où grandissent Basilio et Lucia. Née de parents inconnus, Lucia est différente et les villageois s'en méfient : enfant presque sauvage, elle est l'amie des signes envoyés par la nature. Basilio, lui, vient de perdre son père. Pour conjurer le chagrin, il oscille entre deux mondes, sa vie de pêcheur sous la voile du sage Luigi, l'univers magique et inspiré de la petite fée des bois. Liés par le destin, Lucia et Basilio s'aiment et se jurent fidélité sans même se l'avouer.
Mais un acte irréparable (un bûcher dressé par les enfants pour incinérer le corps du vieux Filippo, qui avait pris Lucia sous sa protection) va faire basculer ces amours enfantines dans le cours tragique de l'Histoire. Sur ordre des fascistes, Lucia est enfermée dans un couvent de Bari. Elle parvient à s'enfuir et se retrouve à Rome. Basilio, désespéré, fera tout pour la retrouver. Une quête faite d'espoirs et de rendez-vous manqués à l'heure où l'Italie mussolinienne pactise avec le diable... Une destinée à mille lieues du "paradis" de San Nidro attend les deux jeunes gens au cours de ce roman envoûtant. Après sa période toscane, Vincent Engel nous emporte dans une géographie sauvage et romantique où affleure toute l'âpreté d'un Sud qui échappe au temps.
Né en 1963, Vincent Engel vit à Bruxelles. Il écrit depuis l'âge de douze ans. Grand connaisseur de l'Italie, il est à la fois romancier, auteur de nouvelles, essayiste, chroniqueur pour la presse, et scénariste. Il enseigne la littérature comparée à l'université de Louvain.
Mot de l'éditeur :
Dès son plus jeune âge, Claude Rawlings s'entraîne à tapoter de petites mélodies sur un minuscule piano-console. Autour de lui, une mère chauffeur de taxi et alcoolique, de la vaisselle sale, des journaux éparpillés, des piles de paperasse et des cancrelats. S'il s'accommode tant bien que mal de la dureté du réel, surfe sur l'inattendu et s'accroche à la vie comme à sa passion, rien ne semble le disposer à une longue carrière de concertiste et de compositeur. Et pourtant...
Irrésistible ascension d'un jeune prodige, Corps et âme est un roman doux-amer, empreint d'une chaleureuse humanité. En ancrant son récit dans le New York des années quarante, Frank Conroy recompose avec justesse et tendresse un univers d'entraide, de débrouillardise et de ténacité, où le rêve américain a encore droit de cité.
Mot de l'éditeur :
Approchez homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d'une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès ; Erenst, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles...
Ces êtres délicieux font le monde autour d'un feu en dégustant des os à moelle. Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution...
Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.
Mot de l'éditeur :
Deux ensembles de faits apparemment étrangers. D'une part, le récit du tsunami qu'Emmanuel Carrère a vécu directement au Sri Lanka en 2004, et où avec sa compagne il a aidé et entouré les parents d'une petite fille emportée par la vague. D'autre part, l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux. L'auteur relie les événements les uns aux autres, leur donne sens et épaisseur. Tout ce que rapporte ce livre est vrai. Il y est question de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. C'est pourquoi, malgré tout, il n'est pas triste. Du même auteur : Classe de neige ; Moustache.
Mot de l'éditeur :
Eh bien, nous y voilà ! Direction l’Italie, région des Pouilles, durant un été caniculaire, en compagnie de Voltaire, Oum et Géo. Le trio familial entend bien profiter de la plage et de la gastronomie locale, histoire de souffler un bon coup et de mettre en veilleuse le trépidant quotidien. Sauf que, lorsque le soleil cogne dès les premières heures du matin et que le mercure grimpe jusqu’à 40°, le risque d’incendie est grand… Des pinèdes sèches comme des biscottes ceinturent la résidence de nos trois touristes, accessible par la seule route reliant le bord de mer.
Dès le troisième jour de vacances, alors qu’ils roulent tranquillement en direction de Peschici, ils se font logiquement surprendre par un début d’incendie. Pris au piège, ils sont contraints de rebrousser chemin. Mêlés à une nuée de touristes affolés dont l’instinct de survie va être mis à rude épreuve, Voltaire, Oum et Géo vont eux aussi lutter pour ne pas se laisser avaler par les flammes ni asphyxier par un gigantesque nuage de fumée. Le début d’une course contre la montre qui va révéler la noirceur des personnalités comme la bonté des âmes…
Comme à son habitude, Jaenada nous embarque dans une histoire qui se révèlerait éminemment tragique si le ton ne flirtait en permanence avec l’ironie coutumière de l’écrivain. Maîtrisant parfaitement son sujet, menant son récit tambour battant, Jaenada cerne avec tendresse et compassion toute la complexité de l’être humain sentant la mort approcher, la futilité du quotidien et les faux soucis. A qui pense-t-on ? Que souhaite-t-on laisser comme traces ? Pour qui est-on prêt à se sacrifier ? Ce roman signe le retour en force d’un auteur de plus en plus à l’aise dans la narration, un auteur que l’on sent hanté par la nostalgie du temps qui passe et qui s’accroche de toutes ses forces à la vie. Un auteur assurément humain.
Mot de l'éditeur :
Un « roman coup de fusil » dont le style concis soutient le suspense haletant et ne tolère aucun relâchement, aucune mièvrerie.
Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au cœur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d’anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les balles crépitent alors dans la forêt enneigée.
Julius Winsome est l’histoire tendue et émouvante d’un « étranger » à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. Avatar du Meursault de Camus qui tuait « à cause du soleil », Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil.
Écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d’amour, de vengeance et de mort est à l’image du paysage, âpre, froid, cinglant. C’est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages. Poète, romancier et nouvelliste, Gerard Donovan, né en Irlande, vit actuellement aux États-Unis. Julius Winsome est son premier roman à paraître en France.
Mot de l'éditeur :
Nouvelles traduites de l’italien par Marguerite Pozzoli
Vingt cinq nouvelles qui déclinent les mille visages de la solitude à l’ère du tout-médiatique. Sagesse animale, mystère, fantaisie débridée, profondeur et mélancolie, burlesque et parodie : un Benni moins porté sur la satire politique, mais qui a gagné en profondeur et en universalité.
Des histoires. Des histoires hilarantes, tristes, mélancoliques, longues, courtes, amères, cruelles, qui nous parlent d’humains, d’animaux, de diablotins ou de pauvres diables, de sorcières et de moines muets… Le nouveau livre de Stefano Benni confirme un talent de conteur hors pair, moins porté que d’habitude vers la satire de notre époque – même si elle est présente – et plus attentif à la condition humaine dans ce qu’elle a de tragique. Mais cette profondeur s’accompagne toujours d’une légèreté et d’une diversité d’écriture qui en font un régal.
Il y a donc des animaux, comme le chien Boomerang, fidèle à un maître qui, depuis qu’il est veuf, ne s’occupe plus de lui et tente, par tous les moyens, de s’en débarrasser. Une poule, Carmela, qui accepte héroïquement de passer à la casserole pour sauver une vie humaine. Un ogre contemporain qui essaie de faire jouer une petite fille dans un film sado-maso – mal lui en prend, car l’innocente enfant renversera les rôles. Un chef d’entreprise arrogant, monsieur Milione, qui, par un tour de magie, devient soudain monsieur Zéro et connaît les humiliations qu’il a régulièrement infligées aux autres. Un pauvre type qui achète un téléphone portable afin de ne plus être seul et de ressembler à tout le monde. Un homme et sa femme, dans un restaurant, qui se renvoient leurs infidélités respectives sous les yeux d’un serveur attendri, car il croit assister à une idylle. Un certain Orlando – moderne Roland furieux – qui se déchaîne après avoir été quitté par sa femme et que ses amis tentent de “guérir”…
Déclinaisons, sur tous les tons, de la comédie humaine, vue avec un mélange de distance ironique et de tendresse : ainsi de la nouvelle mettant en scène un moine, le frère Zitto (Silencieux) qui un jour, émerveillé par la lumière bleutée jouant sur les peupliers, décide de se taire pour toujours. Car, dit-il, on ne devrait pas parler de Dieu : “L’Univers se manifeste et disparaît sans un mot, c’est nous qui inventons une voix à son terrible silence.” Mais un jour, une très belle jeune fille, muette, lui rendra la parole…
Le Benni de cette très humaine Grammaire de Dieu n’a pas renoncé à ses thèmes de prédilection, mais ici la variété de sa palette, l’universalité de ses thèmes et la qualité de son écriture le placent dans la lignée de Buzzati et de Calvino.
L’auteur : Passionné de jazz, auteur de chansons, de poèmes, de recueils de nouvelles et de romans, Stefano Benni a ajouté, ces dernières années, une nouvelle corde à son arc en devenant acteur, comme en témoignent ses spectacles autour de Lolita de Nabokov, de Thelonious Monk ou de Moby Dick. Par ailleurs, il collabore régulièrement avec de grands journaux et a écrit plusieurs articles pour Libération.
Huit romans et trois recueils de nouvelles ont paru en français, dont, chez Actes Sud : Le Bar sous la mer (1989, et Babel n° 490), La Dernière larme (1996), Hélianthe (1997), Bar 2000 (1999, et Babel n° 529), Spiriti (2002), Saltatempo (2003, et Babel n° 750), Achille au pied léger (2005 et Babel n° 943 ), La Compagnie des Célestins (2006), qui a inspiré le dessin animé Foot de rue et Margherita Dolcevita (2008).
Mot de l'éditeur :
Une jeune femme moderne « kidnappe » sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite. Frédérique Deghelt livre un intimiste récit à deux voix. A travers le charme délicat de l’aveu, d’une écriture légère, elle procure à ses personnages la force et l’audace de réinventer leur vie.
Pour éviter à sa grand-mère – Mamoune au parfum de violette et de fleur d’oranger – un placement en maison de repos, Jade « l’enlève » et l’installe dans son appartement parisien.
L’octogénaire savoyarde et la jeune femme célibataire, journaliste indépendante, vont tisser avec douceur et simplicité une vie commune nourrie de leurs souvenirs. Mais, derrière les choses ténues du quotidien, c’est l’émouvante tragédie de la vie qui se déroule. Celle-ci se dévoile dans les récits croisés des deux femmes, l’une, écrivain en devenir, l’autre, lectrice passionnée qui a secrètement fait de ses montagnes savoyardes son cabinet de lecture. Se construit alors un échange littéraire au cours duquel elles se livrent et se découvrent. Jade, qui concevait sa vie sans ancrages ni repères, apprend de sa grand-mère que c’est dans la confiance et l’acceptation de l’autre, et seulement là, que l’on a des chances d’être soi. Grâce à Mamoune, touchante dans sa dignité chancelante, l’appartement de Jade devient le lieu de tous les possibles.
Habilement, de sa prose douce et bienveillante, Frédérique Deghelt nous raconte la libération d’une jeune femme perdue dans l’agitation de sa vie. Et livre le portrait étonnant et tendre d’une grand-mère en qui éclot un sentiment amoureux imprévisible.
L’auteur : Journaliste, réalisatrice de télévision et écrivain française, Frédérique Deghelt est une voyageuse infatigable, avec Paris pour port d’attache. Elle publie son premier roman, La valse renversante, en 1995, aux éditions Sauret. Elle est également l’auteur aux éditions Actes Sud de Je porte un enfant et dans mes yeux l’étreinte sublime qui l’a conçu, 2007, et de La Vie d’une autre (« un endroit où aller », 2007 ; Babel, n°897).
Mot de l'éditeur :
Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen.
S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin.
Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.
Mot de l'éditeur :
Portrait d’un homme en père de famille décomposée.« Depuis son départ, Sarah était pour tout le monde un sujet tabou, et les raisons, les circonstances de sa disparition un territoire interdit. »Paul Anderen vit seul avec ses deux enfants, Manon et Clément, depuis un an, depuis que Sarah, leur mère, a mystérieusement disparu sans leur donner le moindre signe de vie. Le roman s’ouvre sur un déménagement. Renonçant à habiter plus longtemps leur maison en banlieue parisienne, symbole d’une vie de famille autrefois vivante et unie, Paul part, avec ses deux enfants, pour la Bretagne, sa terre natale. C’est là, près de la mer, qu’il espère donner un second souffle à sa vie.Devenu moniteur dans l’auto-école familiale reprise par son frère, il est le passager privilégié des vies d’Elise, Justine, Bréhel, des élèves avec lesquels il se lie. D’autres rencontres suivront, avec le « Grand » par exemple, avec Combe, des personnages banalement extraordinaires, comme le sont si souvent ceux d’Olivier Adam, et qui aident Paul à réinventer un quotidien, imaginer le meilleur et essayer d’y croire, malgré l’absence mordante de Sarah.Avec ce livre lumineux, aux paysages balayés par les vents océaniques, il s’impose avec une évidence tranquille. L’indignation et la colère de son livre précédent font place à des sentiments moins violents, mais aussi intenses.« Olivier Adam incarne au plus juste le talent d’une littérature française sûre de ses moyens, affranchie des grandes ombres qui intimident.» Jean-Claude Raspiengeas, La Croix.
Olivier Adam est l’auteur de nombreux romans dont Passer l’hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises, salué de concert par le public et la critique en 2005 et À l’abri de rien, prix France Télévisons 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008. Des vents contraires est son sixième roman.Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma, dont Poids léger et Je vais bien, ne t’en fais pas (primé aux Césars en 2007) dont il a écrit le scénario avec Philippe Lioret.
Mot de l'éditeur :
Contraint à l’immobilité par un accident de voiture, August Brill, critique littéraire à la retraite, trouve refuge contre les inquiétudes des temps présent et le poids des souvenirs qui l’assaillent lors de ses innombrables insomnies en se racontant une nuit l’histoire d’un monde parallèle où le 11 septembre n’aurait pas eu lieu et où l’Amérique ne serait pas en guerre contre l’Irak mais en proie, « ici et maintenant », à une impitoyable guerre civile. Mais imaginaire et réalité en viennent peu à peu à s’interpénétrer comme pour se lire et se dire l’une l’autre, interrogeant la responsabilité de l’individu face à lui-même et l’Histoire. En plaçant ici la guerre à l’origine d’une perturbation capable d’inventer la « catastrophe » d’une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l’infatigable et fécond questionnement qu’il poursuit quant à l’étrangeté des chemins qu’emprunte, pour advenir, l’invention romanesque.
« Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie de plus, d’une nuit blanche de plus dans le grand désert américain. » Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite, qui se remet d’un accident de voiture dans le Vermont, chez sa fille Miriam. A bientôt cinquante ans, celle-ci s’efforce de panser les blessures laissées en elle par un divorce douloureux, en se consacrant à la rédaction de la biographie de la fille du célèbre écrivain américain Nathanael Hawthorne, tout en prodiguant sa sollicitude maternelle à sa fille, Katya, qui vient d’abandonner ses études de cinéma à New York après la mort, en Irak, dans des conditions atroces, du jeune Titus Small avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le funeste départ du jeune homme pour Bagdad.
Hanté par la disparition, des suites d’un cancer, de sa femme, Sonia, à laquelle il s’est plus d’une fois montré infidèle, préoccupé par l’avenir problématique de deux femmes dévastées, August Brill, tente, à longueur d’insomnies, de chasser le malaise qui l’étreint et les fantômes du passé qui l’assaillent en se réfugiant dans l’invention de fictions nocturnes.
Cette nuit-là, il crée le personnage d’Owen Brick, projetant ce dernier dans un espace-temps exactement parallèle à l’Amérique de 2007, son univers habituel, pour le laisser découvrir, sidéré, qu’une guerre civile fait rage sur le territoire américain lui-même (et non plus en Irak) et que ce conflit fratricide en forme de nouvelle Guerre de Sécession a pour théâtre un pays dans lequel les Twin Towers font toujours l’orgueil de la skyline de Manhattan… Né en 1977 dans le Queens, marié à une jeune femme originaire d’Argentine du nom de Flora et magicien de son état, Brick découvre que
« dans ce monde-ci », il est caporal dans le Septième du Massachusetts, fait partie des forces armées des Etats Indépendants d’Amérique et qu’il a, de surcroît, été désigné pour accomplir la mission devant permettre de mettre un terme à un conflit sanglant qui a déjà fait treize millions de morts, à savoir : assassiner le deus ex machina du désastre, un homme dont l’esprit malade produit les scénarios mortifères responsables de tout… Et qui n’a d’autre nom qu’…August Brill.
Mot de l'éditeur :
Elena, une jeune Roumaine née en Bessarabie et ballottée par l'Histoire, rencontre à un bal en 1958 un homme dont elle tombe passionnément amoureuse. Il est juif, et ses parents s'opposent au mariage. Elena finit par épouser Jacob et par réaliser son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceauescu. Émigrer aux États-Unis. Elle devient américaine, et se fait appeler Helen. Elle a rompu avec le passé, mais l'avenir n'est plus un rêve. Helen est maintenant confrontée à une réalité qui lui échappe : la maladie et la dépression de son mari ; l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse une Française malgré l'opposition de ses parents. Cette jeune femme égoïste, arrogante, imbue d'un sentiment de supériorité presque national, Helen ne l'aime pas. Cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante, Marie en a peur. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose – leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme –, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.
Catherine Cusset vit à New York depuis vingt ans. Elle a déjà publié huit romans aux Éditions Gallimard : La blouse roumaine (L’Infini, 1990), En toute innocence (collection blanche, 1995, Folio n° 3502), À vous (collection blanche, 1996, Folio n° 3900), Jouir (collection blanche, 1997, Folio n° 3271), Le problème avec Jane (collection blanche, 1999, Folio n° 3501, Grand Prix des Lectrices de Elle 2000), La haine de la famille (collection blanche, 2001, Folio n° 3725), Confessions d’une radine (collection blanche, 2003, Folio n° 4053), Amours transversales (collection blanche, 2004, Folio n° 4261)
Mot de l'éditeur : "A moi pour toujours " : tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l'université un jour de Saint-Valentin. Elle est d'abord flattée par un message qui tombe à point nommé dans sa vie routinière : son couple fatigué, son père malade et son fils unique de plus en plus distant. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d'autant plus troublante qu'elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie faussement équilibrée. La tension monte jusqu'à l'irréparable. Laura Kasischke déploie tout son talent pour peindre une réalité américaine dans laquelle tout, y compris le désir, semble bien ordonné. Une réalité où quatre mots suffisent cependant à ébranler de manière irréversible la vie des personnages.
Mot de l'éditeur : Louis C. Lynch, dit Lucy, a toujours vécu à Thomaston, une petite bourgade proche de New York. D'un père optimiste et d'une mère tyrannique, il a hérité un «empire» de petits commerces, qu'il s'apprête à léguer à son fils unique.
Tandis que sa femme Sarah prépare leur premier vrai voyage, un séjour à Venise où ils espèrent retrouver leur plus vieil ami, Bobby Marconi, devenu un peintre de renom, Lucy met la dernière touche à l'histoire de sa vie. Une existence marquée par un drame d'enfance qui le hante encore.
Poids des origines, violence des désirs inassouvis, frustrations du couple, turpitudes de la vie provinciale, tels sont les thèmes qu'explore Richard Russo dans cet ample roman, où se rejoignent l'intime et l'universel.
Richard Russo est né en 1949 aux Etats-Unis. Après avoir longtemps enseigné la littérature à l'université, Use consacre désormais à l'écriture de scénarios et de romans. Après Un homme presque parfait, adapté au cinéma par Robert Benton, avec Paul Neruman et Melanie Griffith, et Un rôle qui me convient, Le Déclin de l'empire Whiting a été récompensé par le prix Pulitzer et élu roman de l'année par le magazine Time. Depuis, Richard Russo a publié un recueil de nouvelles, Le Phare de Monhegan, et un roman, Quatre saisons à Mohawk, tous parus à Quai Voltaire
Mot de l'éditeur : Melnitz, c’est la saga de la famille Meijer, une famille juive suisse, de 1871 à 1945 – de la guerre franco-prussienne à la fin de la deuxième guerre mondiale. Un grand roman salué comme le « Cent ans de solitude » suisse.
En 1871, les Meijer – Salomon le marchand de bestiaux, sa femme Golda, leur fille Mimi, romanesque et coquette, et Hannele, une orpheline qu’ils ont élevée, vivent à Endingen, bourgade helvétique qui fut longtemps l’une des deux seules où les Juifs étaient autorisés à résider.
L’arrivée, impromptue, de Janki, un vague cousin, qui s’installe chez eux, va bouleverser ce petit monde clos. Il aurait, dit-il, vécu à Paris. Il est beau parleur, hâbleur et ambitieux. Il ouvre à Baden, la ville voisine, un magasin « Aux Tissus de France », et, épouse Hannele la laborieuse, qui va travailler avec lui avant de fonder son propre magasin, les « Galeries Modernes ». Mimi épouse Pin’has, le fils du boucher et érudit talmudiste, follement amoureux d’elle et qui le restera toute sa vie.
La famille Meijer a commencé son ascension sociale, quitte peu à peu Endingen pour Baden, puis Zürich. Entre dans la modernité. Parallèlement, Janki multiplie les efforts pour être admis dans la société suisse, toujours foncièrement antisémite. Son fils François va finir, dans le même espoir, par se convertir.
Comme toutes les familles, les générations successives de Meijer vivent leurs amours, leurs drames, leurs succès et échecs professionnels, évoluent- y compris sur le plan religieux - en passant du 19ème au 20ème siècle. Mais leur histoire est profondément marquée par l’Histoire. Ainsi, pendant la guerre de 14, Zalman, le gendre de Janki, ancien militant syndicaliste aux Etats-Unis, franchit les lignes de front pour aller chercher son fils Ruben, qui étudie dans une Yechiva au fin fond de la Galicie, où avancent les Cosaques. Cependant qu’Alfred, le fils de François, est soldat dans l’armée française et tué en Alsace. En 1937, Hillel – petit-fils de Zalman – ardent sioniste qui se prépare à l’émigration en Eretz Israël – se bat, à Zürich, avec les pro-hitlériens du Front National. Arthur, le plus jeune fils de Janki et Hannele, devenu médecin, soigne gratuitement les enfants juifs réfugiés d’Allemagne, acceptés pour 3 mois en Suisse, et finit par épouser la mère de deux d’entre eux, afin de lui permettre de recevoir un visa d’entrée en Suisse – laquelle a fermé ses portes aux persécutés. Ruben, devenu rabbin dans une ville allemande, décrit dans ses lettres une situation de plus en plus sombre, mais refuse d’abandonner sa communauté. Il va disparaître, avec sa famille.
1945 : L’Oncle Melnitz est de retour et raconte. La première phrase du livre a dit de lui :« Après sa mort, il revenait. Toujours. » Il apparaissait aux moments cruciaux auprès de l’un ou l’autre des Meijer pour évoquer des souvenirs, souvent tragiques, du passé, leur rappeler qu’ils ne sont pas des Suisses tout à fait comme les autres. A présent, lui qui sait tout – Melnitz ou la mémoire – raconte aux Meijer survivants, et à qui veut l’entendre, des événements du passé récent, incroyables, « surtout ici en Suisse où l’on a vécu toutes ces années sur une île », et que souvent l’on aurait préféré ignorer.
« Vous avez eu de la chance, vous, ici, en Suisse », observe l’oncle Melnitz…
«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…» Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu.
Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie.
Mot de l'éditeur :
Desmond a des problèmes d'ouïe.
Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien. Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble très vite à une OPA.
Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs. Comique, tragique, merveilleusement autobiographique, le nouveau roman de David Lodge s'inscrit dans le droit fil de Thérapie.
Bienvenue sur filigranes.tv, la chaîne vidéo internet de la librairie Filigranes à Bruxelles.
N'hésitez pas à noter les vidéos (petites étoiles au dessous de chaque vidéo) et nous faire part de vos commentaires. L'équipe de Filigranes.